‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 191 sur 279 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

VALÈRE, ANGÉUQUE, DORANTE, HECTOR, NÉRINE, M*** LA RESSOURCE, aufoodda théâtre.

QtEL bonheur est le mien ! Enfin voici le jour, Madame, où je dois voir triompher mon amour.

Mon cœur tout pénétré.... Mais , ciel ! quelle tristesse, Nérine , a pu saisir ta charmante maîtresse ? Est<e ainsi que tantôt ?.,. ~

3io LE JOUEUR.

NÉRIITE.

Bon ! ne savez- vous pas ?

Les filles sont , monsieur , tantôt haut , tantôt bas.

VALJSRE.

Hé quoi ! changer si tôt !

ÀITGÉLIQUE.

Ne craignez point , Valère, Les funestes retours de mon humeur légère :

Le portrait dont ma main vous a fait possesseur Vous est un sûr garant que vous avez mon cœur.

VALÈRE

Que ce tendre discours me charme et me rassure !

NARINE, à part.

Tu ne seras heureux, par ma foi^ qu'en peinture.

Quiconque a mon portrait , sans crainte de rival , Doit avoir la copie avec Toriginal.

VALÈRE

Madame , en ce moment , que mon âme est contente!

ANGJÉLIQUE.

Ne consentez- vous pas à ce parti , Dorante ?

DORAITTE.

Je veux ce qui vous plaît : vos ordres sont pour moi Les décrets respectés d'une suprême loi.

Votre bouche, madame, a prononcé sans feindre; Et mon cœur subira votre arrêt sans se plaindre.

HECTOR, btifàValère.

De l'arrêt tout du long il va payer les frais.

Page 1