ACTE ÏI, SCENE VL Syi
( k Carlin. )
Un fauteuil à madame.
( Carlin apporte nn fantenil , Léandre s*afsied deasns. )
CLARICE
Chaque amant parle ainsi ; mais souvent, de retour,
Il oublie avec lui de ramener l'amour.
Notre sexe autrefois changeoit, c'étoit la mode ;
Le premier en amour il prit cette méthode :
Les hommes ont depuis trouvé cela si doux,
Qu'ils sont dans ce grand art bien plus savants que nous.
C A R L I IV , voyant qae ion matire a pria le faotenil , apporte nn
• tabooret à Clarice.
Madame, vous plaît-il de vous mettre à votre aise ? Nous n'avons qu'un fauteuil ici , ne vous déplaise. Et mon maître s'en sert , comme vous pouvez voir.
CLARICE, à Carlin.
Je te suis obligée , et ne veux point m'asseoir.
(àUandre. )
Si je vous aimois moins , je serois plus tranquille. A m'alarmer toujours l'amour me rend habile.
Je crains autant que j'aime ; et mes foibles appas Sur vos distractions ne me rassurent pas.
J'appréhende en secret quequelque amour nouvelle....
LIÉAKDRE.
Non, je n'aime que vous, adorable Isabelle.
CARLIir, baSyàLéandre.
Isabelle ! Clarice.
LÉANDRE
Et mes vœux les plus doux
37a LE DISTRAIT.
Sont de passer mes jom*s et mourir avec vous. Isabelle... •
Clarice.
A pour moi mille charmes ; L'amour preild dans sies yeux ses plus puissantes armes ; Isabelle est....
Clarieet '
A mes yeux un tableau De tout ee que jamais le ciel fit de plus beau.
Qu'entends-J6 ï Justes dieux ! toa maître est infidèle ; Son erreur me fait voir qu'il adore Isabelle. Je suis au désespcm ; et je sens dans hhhi coeur Mon amour outragé se changer en fureur»
L ]i ▲ ]Dr D'BE y S0rtaiit de as lévtric.
Quel sujet tout à coup vous a mise ea colère , Madame ? Ge maraud a-t-il pu vous d^olaire ?
GLARICB.
Si quelqu'un ma dépkiit en ce moment, c'est vous. Moi?
CLAaiCX.
Vous.
L^AlfDRE.
Quoi! je pourrois exciter ce courroux!