‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 227 sur 279 · LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LÉANDRE, CLARICE, CARLIN

tB CnSVALlEB, embriiMntLëindro.

Hi\ bon jour 9 mon ami. Quelle heureuse rencontre!

LjéANBHK, aa Chevalier.

( à Carlin. )

Monsieur, avec plaisir.... Quel est cet hommc-là?

CARLIN

C'est le Chevalier.

Ah!

LB GIIBVALIBR.

Quoi! nm sœur, te voilà ?

Je t'en sais fort bon gré. Viens-tu par inventaire, Du cœur de ton amant te porter héritière ?

CLARICK

Mais dis-moi, seras-tu toujours fou, Ghovalier?

LB CIIBVALIBR.

c'est un charmant objet qu'un nouvel héritier ; Et le noir est pour moi la couleur favorite : Un amant en grand deuil a toujours son mérite \ Et quand, comme Carlin, on scroit mal formé, Du moment qu'on hérite , on est sûr d'âtre aimé.

CARLIN

Comment! comme Carlin ! Sachez que, sans reproche» Votre comparaison est odieuse , et cloche.

Chacun vaul bien son prix. Carlîn , dans certains cas,

Pour certains chevaliers ne se donneroit pas.

LE CHEVALIER, 1 CutJB.

Tu te ficfies, mon cher! Il fiiut que je t'embmsse. L'oncle a donc fait ta chose enfin de bonne grftce ? As-tu trouvé te colfre à ton gré copieqx?

Ses écus, ses louis étaient-ils neufs ou vieux?

C4KLIH, ■BCbniliv.

Nous n'y prenons pas garde ; et toujours avec joie Nous recevons l'argent tel que Dieu nous l'envoie.

Le bon homme est donc mort ? J'en ai bien du regret

CLASICE.

Cela se voit assez.

CABLIIT.

L'air vient fort au sujet.

LE CBEVALtEB.

Je te le veux chanter; j'en %i fait la musique, Et les vei'fti dont chacun vaut un poème épique.

Ain.

.1 Je nw couole au cabaret X Des rigiieuri d'une ^ri* qui rit ilc ma tendreue. ■< Là mon amnuT expire , et Bnecliu*. en *ecret

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