‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 234 sur 279 · ISABELLE, LISETTE · texte numérisé non relu

ISABELLE, LISETTE

Gtrace au ciel, à la fin vous quittez la toilette; Votre mère aujourd'hui doit être satisfaite.

De notre diligence on peut se prévaloir ; Il n'est encore , au plus , que sept heures du soir.

Il me semble pourtant que j'aurai peine à plaire, Et je n'ai pas les yeux, si vifs qu'à l'ordinaire. Ma mère en est la cause, et ce qu'elle me dit Me brouille tout le teint, me sèche et m'enlaidit.

LISETTE

Elle enrage à vous voir si grande et si bien faite. La loi devroit contraindre une mère coquette. Quand la beauté la quitte, ainsi que les amants, Et qu'elle a fait sa charge environ cinquante ans, D'abjurer la tendresse , et d'avoir la prudence De faire recevoir sa fille en survivance.

ISABELLE

Que ce seroit bien fait! car enfin, en amour,

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