ACTE m, SCENE II
ISABBLLI.
Monsîeui* le Chevalier....
Allon» donc ^ so3re2 sage.
Comme vous débutez!
LE GHBVAJLISR, àliaeCiA
Nous autres gens de cour^ Nous savons abréger le chemin de l'amour.
Youdrois^tu donc me voir, en amoureux novice, De Tamour à ses pieds apprendre Texercice, Pousser de gros soupirs, serrer le bout des doigts? Je ne fais point, morbleu! Tamout comme un bourgeois;
( à iMbelle. )
Je vais tout drcÂtau cœur. Le croiriez^vou^, la belle? Depuis dix ans et plus je cherche une cruelle, Et je n'en trouve point , tant je suis malheureux!
Je le crois bien, monsieur, vous êtes dangereux.
LE GHEVjtLIER^ àlNMla
J'ai bie» bu cette nuil; et , sans fanfaronnades , A votre intention j'aî vidé cenA rasodea.
Mon feu, qui dans le vin s'éleioDrt le plus souvent, ' Reprend vigueur pouir voua , et s'irrite en buvaaA. Il fait , parbleu , hîé» cbaud.
( Il 6te f a pcrrn^e » et !•• fMeP** )
' Variasts des éditions tnédemet :
Àh 1 U T«rre à> Isi maim , qu'il faisoit beau ■ons voir i Tl fait , parblau , grand chaud.
V«alM-raDS voua adiaaiv ^
LISETTE
La manière est plaisante.
Vous voulez nous montrer votre tête naissante; Ce regain de cheveux est encor bon à voir.
ISABELLE, «a Cbaralier.
Vous êtes mal debout : voulez-vous vous asseoir? Lisette, des fauteuils.
LE CHEVALIER
Point de fauteuil, de grâce.
ISABELLE
Oh! monsieur , je sais bien....
Un fauteuil m'embarrasse.
Un homme là-dedans est tout enveloppé; Je ne me trouve bien que dans un canapé.
( à Lîiiette. )
Fais-m'en approcher un pour m'étendre à mon aise.
LISETTE
Tenez-vous sur vos pieds , monsieur, ne vous déplaise. J'enrage quand je vois des gens qu'à tout moment Il faudroit étayer comme un vieux bâtiment.
Couchés dans des fauteuils, barrer une ruelle. Et mort non de ma viel une bonne escabelle; Soyez dans le respect. Nos pères autrefois Ne s'en portoient que mieux sur des meubles de bois.
ISABELLE
Paix donc ; ne lui dis rien, Lisette, qui le blesse.
LISETTE, & Isabelle.
Bon, bon! il faut apprendre à vivre à la jeunesse.