ACTE III, SCENE IX
JLISETIJ&J à Isabelle.
La curiosité Vous pourra coûter cher, aux sentiments qu'il montre.
LJÊANDRE, croyant répondre i Carlin.
Mais me parlerasrtu toujours de oette montre? Hé bien , c'est un malheur. Fais-lui bien concevoir Qu'Isabelle sur moi n'eut jamais de pouvoir, Et que mon oncle en vain veut faire une alliance Dont mon amour murmure, et dont mon cœur s'offense.
ISABEtLB.
Il ne m'aime pa& trop , Lisette»
Ij]ÉAVI>lk£, oMyant répondre à Carlin.
Oui, l'on le dit.
Cette Lisette-là lui tourne mal l'esprit ; C'est une babillarde, en intrigues habile.
Et qui, dan& un besoin, pourroit montrer en vkUe.
LISETTE, & Isabelle.
Voilà donc mon paquet, et vous le vôtre iiussi. Lui dirai-je à la fin que voua êtes ici?
Oui, tu pourras hii dire. Avec impatience J'attendrai ton retour; va, cours en diligence. Que les hommes sont fous d'empoisonner leurs jours Par des dégoûts cruels qu'ils ont dans*leurs amours ! Je savoure à longs traita le poison qui me tue.
LISETTE
C'est pendant trop de temps nous cacher à sa vue; Et je veux l'attaquer. Monsieur, si par hasard Vous vouliez bien sur nous jeter quelque regard....
4oo LE DISTHAIT.
LÉAUDRE, MM 1m voir.
Sans ce fôcheux dédit qui vient troubler ma joie, Je passerois des jours filés d'or et de soie.
LISETTE
Vous voulez bien , monsieur, me permettre à mon tour De vous réiicîter sur votre heureux retour?
L £ A K 1) R E , MM Im voir.
Au pouvoir de l'amour c'est en vain qu'on réiiste.
LISETTE
Monsieur, par charité....
LÉAITDRE, MD*Ui«oiT.
Que le ciel vous assiste.
LISETTE
Sommes-nous donc déjà des objets de pitié?
(llMbclU.)
' De tout ce qu'on me dit vous êtes de moitié.
(k liiDdra.) Tournez l«s yeux sur nous.
(Ella !■ tin par là sncha. ) LJ^ANDBC.
Ah! te voilà, Lisette!
LISETTE
Et ma maltresse aussi.
' LiAITDRE, llnbelk.