ACTE III, SCENE I
ISABELLE, i U*miTt.
Bod! Totre cœur pour moi ne fiit jamais touclié; Par de plus nobles noeuds tous êtes allaclié ; Je suis un peu joUe; au resie, peu capAble De fixer le pencliant d'un homme raisonnable : Malgré les faux dehors de ma simplicité»
Je suis coquette au fond.
LÉAKDRE.
c'est une fausseté.
Lisette, tu devrois, dans le soin qui t'anime. Lui faire prendre d'elle une plus juste estime ; Tu gouvernes son cœur.
LISETTE
Oui, quelqu'un me l'a dit.
Celte Lisette-là lui tourne mal l'esprit; Cest une babllIarJe, en Intrigues habile, Et qui pourroit montrer, en un besoin , en ville. Votre panégyrique a pour nous des appas. Quel peintre! Par ma foi, vous ne nous llutlcz pni. LÉANDRE, 1 l»rr.
Ah, maraud de Carlin I dans peu ton imprudence Recevra de ma main sa juste récompense.
LISETTE
^entends venir quelqu'un. Ah, ciell quel rmbnrrni! C'est madame Grognac qui revient sur ses pas,
4oa LE DISTRAIT.
ISABELLE
Quel parti prendre, ô ciel ! je tremble, je frissonne. Sa brusque humeur sur nous pourroit bien éclater: Aidez-moi, s'il vous plaît, monsieur, à Téviter.
Vous cacher à ses yeux est chose assez Êicile ; Mon cabinet pour vous doit être un sûr asile ; Entrez-y.
ISABELLE
Volontiers. Mais que personne au moins Ne puisse nous y voir.
( IfaMle et Lifette entrent dioi le eêbhïtt de Lèanân,) L^AUDRE.
Fiez-vous à mes soins.