‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 262 sur 279 · ACTE IV, SCENE YIL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE YIL

Pour un plaisant <jui Tient de son hruit mVniYTer, Qui croit me dire rire, et qui me iait jiJeurer; Pour un ÊKStidieai qui n'a pour Fordinaire, Ni le don de pariar, ni Fesprit de se taire !

CARLIN, rawttamt smi jwtatMOffipau

Mais Toyez , je vous prie ' , qndie distraction !

' QiMtqB*3 j ah oMe &«te d« lut c dus ce t«is> je a*» poiat ftdvùs la cQRcctÎQii ffn en a été fùte diTersement par phisievii» cditeim. Les «us ont mU : Jfaû» Jt g^réee, itojtz qtÊgite dtstnacitom ; d^avtres» Mms 'Wfjtz , s*ii 'v^msfimt^ L^é^tk» ori^ùiale poHe : Jr vMtf /râir. n est très proliahie ^ae Tanteur a écrit aînsî» coanne oa le rencontre en d'antres endroits de se« €MiTra|;es. Les efitîqnes nWt pas man^é de signaler les incorrections dn stjlede Regnard, ses fentes contre la Tcrsifieation » les fensses rimes» etc. Mais si Ton se pemettoît de ccwiiy dans cliaqne édition les ÙMperfedions reprocbées à Tanteor, et dnes en partie à la fecilité de son travail» sur quoi restcroient fondées les critiques? Cette note se rapporte donc égakment à toutes les fautes de ce genre, qm ont été respec« tées, lonqn'il n'exisloit pas de di ff é r ence s arec les éditions pre- BÙères. Voici d'ailleurs sur quel ton , aussi plaisant que raison* nahle, Regnard répond lui-même à ces Tédlleux critiques qui s*effiurouchent de la moindre faute. L'exemple est tout«à-fait sem* Uahle:

Je sais trop coaune tout ra»

L*cnvi# juuÀs ne oMMura.

• Vous qui TOUS escrimei de la rime, tous allea dire qu^il y a

• un e de trop à ce dernier rers : je le sais aussi^lùen que tous ;

• mais si on ne me donne cette licence et de pareilles, je quitte dès ■ à présent le métier de poète de la troupe, que je fais à mon « grand regret > et aux dépens de mes ongles» qui sont déjà asses « courts. Je ne suis que trop rebuté de la profession, et, sans les « petits profits que nous autres rimailleurs attrapons auprès des . filles , il j auroit long-temps que j*«iirois vendu ma charge à bon « marché. » (G. A. C.)

L Sandre..

Je crains pour mon amour quelque altération.

La belle est en courroux ; toute mon innocence Ne me rassure pas, et je crains sa présence.

CARLIN

Je vous dirai , monsieur, pour sortir d'embarras, Comme ordinairement j'en use en pareil cas.

Il faudroit qu'une lettre , écrite d'un beau style , Pût vous rendre près d'elle un accès plus facile. ' Mande&lui que tantôt ce que vous avez fait M'est qu'un coup d'étourdi,

Je serai satisfit, Si ta lettre produit l'effet que tu l'espères. *

CARLIH.

Une lettre, monsieur, remet bien des affaires ; Et trois ou quatre mots , en hâte barbouillés ,

' Ce vors et le anivant sont cnnrormes i l'édition originilc. Dant 1«9 édiliona saivanteB, od les a corrigés de plusiewt maotèresi ce qui ne peut manquer d'arriver loales les fois qu'uD éditeur basardi^ le premier un changement, chacun pensant faire mieux queioa devancier. L'édition de i7i4< celles de i^iS, de tjSo, portent : Si la ktlTB ■ l'effet, CarliD , que tu l'eipèrM.

CeUe de 1731 :

SLU lettre ■ l'effet, siait que tu l'eipèrei. Les éditions modernes:

Si la lettre, CaHin,

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