SCÈNE IX
CARLIN, LÉANDRE
CARLIN', préaentant an livra à ton maitra.
Tenez, monsieur, voilà.,..
LÉAICDRE.
Comment ! es-tu donc ivre ?
Pour écrire un billet tu m'apportes un livre !
CARLIN
Ah ! vous avez raison. On hurle avec les loups ; Et je serai bientôt aussi distrait que vous.
4a6 LE DISTRAIT.
Votre absence d'esprit est une maladie Qui se gagne aisément.
LIÎAICDRE.
Eh ! tais-toi , je te prie ; Ne me fatigue point par tes mauvais discours. Les valets sont fâcheux , et font tout à rebours.
C A R L I N 9 apportont ace table et a ne écritoire. /
Pour écrire, à ce coup, j'apporte toute chose.
L ^ A If O R £ •'aisied poar écrire.
Donne-moi promptement.
CARLIN
Voyons de votre prose.
Si pour vous d'Apollon les trésors sont ouverts , Vous pouvez même aussi vous escrimer en vers , En sonnet , en ballade , en ode , en élégie.
Le sexe aime les vers.
LÉANDRE obange plasienrs foU de plnmei qa*il trempe dam
la pondre poar le cornet.
Quelque mauvais génie Des plumes que je prends vient empêcher l'effet.
G A R Xi I N.
Je le crois bien , monsieur; car voilà le cornet, Et dans le poudrier vous trempiez votre plume.
LÉANDRE
Tu peux avoir raison; c'est contre ta coutume.
CARLIN, à part.
L'écriture est un art bien utile aux amants ! Petits soins, rendez-vous, doux raccommodements, Promesse d'épouser, plainte, douceur, rupture,