SCÈNE X
VAtÊRE, M~ GROGNAC, CLARICE, ISABETXE, LE C HE V ALIER , LÉAN DRE , LISETTE , CARLIN,
tu courrier.
LISETTE
Plage i place au courrier qui vient à toute bride.
CARLIN, èLéandte.
Ah ! monsieur, vous voilà. Quelle fatalité !
Votre oncle ici m*envoie.... ouf I je suis éreintét... Pour vous dire.... Attendez... •
CLARICE, à Oarlîa.
Tu nous fais bien attendre.
L^ANDRE, ACarlin.
N*as*tu point de sa part quelque lettre à me rendre ?
CARLIN
Non ; depuis qu'il est mort le défunt n'écrit plus.
LE CHEVALIER, riant.
C'est Carlin.
C A R L I N , an Cheralier.
Ah ! monsieur, vos ris sont superflus ; De vos pleurs bien plutôt lAchez ici la bonde , En apprenant le coup le plus fatal du monde, Et qui fera trembler les pâles héritiers lusque dans l'avenir de nos neveux derniers.
CLARICE, ACarlin.
Ois-nous donc, si tu veux , cette action si noire.
GA.RLIN.
La volonté de rhomme est bien ambulatoire !
( à Léandre. }
A grand'peine au non homme avie;2>vous dit adieu ^ Qu'il a fait appeler le notaire du lieu ; Et n'écoutant alors qu'un aveugle caprice , Bien informé d'ailleurs que vous aimiez Glarice , Et que vous deveniez r^ractaire à ses lois , Refusant d^épouser celle dont il fit choix ; Sans avoir , en mourant , égard à ma prière , Il a testamenté tout d'une autre manière; Et l'avare défunt , descendant au cercueil, Ne vous a pas laissé de quoi porter le deuil.
M"*' GROGHAG.
Ah , juste ciel ! qu'entends-je ?
CARLIN
O cruelle disgrâce 1 Nous voilà pour jamais réduits à la besace.
M'* GROGlfAG.
Le défunt a bien fait, et je l'en applaudis ; Il devoit , à mon sens , encore faire pis. >
Hélas ! qu'auroit<41 fait ?
Ta plainte m'importune.
( à Léandre. )
Vous, monsieur, vous pouvez chercher ailleurs fortune; Votre hymen à présent ne me cpnvient en rien : Pour épouser ma fiUe il faut a\oir du bien.