‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 40 sur 279 · SCÈNE VIL M. GRIFON, VALÈRE, SCAPIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL M. GRIFON, VALÈRE, SCAPIN

M. GRIFOir.

Ah ! vous voilà , mon fils. Que faites-vous là ? Y a-t-il long-temps que vous y âtes ?

Je ne fais que d'arriver.

M. ORIFOXfy montrAnt SoapÎB.

Qui est cet homme-là ?

C'est, mon père..,,

M. GRIFON.

Quoi? c'est....

VALKRE.

Un musicien de l'Opt^ra.

M. GRIFON.

Mauvaise connoissance qu'un musicien de TOpéra I ils mènent les gens au cabaret , et il faut toujours payer pour eux.

âCÀPIN, lbM,àTaUra.

De quoi diantre vous avisez-vous do me faire musicien ? J'aimerois mieux être toute autre chose.

VÀLÈRE, bu.àSoapin.

Tais-toi.

Oh çà , mon fils , j'ai une nouvelle à vous appren- II. 6

8i LA SÉRÉNADE.

dre ; la présence du musicien ne gAtera rien , el peutfitrc pourra-t-il nous être utile.

8CAPIN, biii,àTfllèr«.

Votre imagination m*a fait musicien par hasard ; vous verrez qu'il faudra que je le devienne par nécessité.

Je vais me marier.

VALàRE.

Vous marier! vous, mon père?

M. OHIFOIC.

Moi-même ^ en propre personne.

Je ne m'attendois pas à celui*ià«

M. ORIFOy.

Que dit monsieur le musicien ?

AGAPIlf.

Je ne puis que vous louer, monsieur, de former une entreprise si hardie. Vous avez eu le bonheur d'enterrer une première femme , vous hasardez d'en prendre une seconde ; le péril no vous rebute point: cela est fier, cela est grand, cela est héroïque ; et , pour ma part , je n'ai ganli; de manquer d'applaudir à une résolution aussi généreuse que la vôtre.

M, GRirov.

Voilà un joli garçon.

VAL /cm:.

Ce que j'en ai dit mon père, n'est que par TintériM que je prends à votre santé.

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