‹ Œuvres complètes de J. F. Regnard (volume 5)Chapitre 75 sur 279 · H. LA. MONTAGNE · texte numérisé non relu

H. LA. MONTAGNE

Tout ; on n^est pas un fripon.

Il faut être en ce monde, ou marchand , ou larron.

MERLIN, limnt nue boal«t)U,

On est bien tous les deux. Voyons. Sans vous d^plairç , Cette bouteille-ci me paroît bien légère.

Vous t^tes un fripon, un scélérat.

]3a LE DAL.

M. LA MÛI<rTAGlfi;.

Monsieur, Vous me rendez confus.

MEBLIU.

Un arabe , un voleur.

>r. LA MOITTAGNE.

Vous avez des bontés I

MERLfK.

Sans parler de la colle, Ni des. ingrédients dont votre art nous désole, Je vous y tiens : voilà , monsieur le gargotier, Des bouteilles qui sont faites d'un triple osier. * Ah 9 monsieur le pendard !

( n d^it «ne booimlle cooT«rt« d« troit oo qutM otien, en torte qii*il nVu d«iiiear« qo*an fort petit. )

M. LA MOITTAGNE.

Mais ce n'est pas ma faute.

Le marchand....

MERLIir.

Se peut-il volerie aussi liante? De Tor et des grandeurs, je n'en demande pas : Juste ciel! seulement fais qu'avant mon trépas Je puisse de mes yeux voir trois de ces corsaires, Ornant superbement trois bois patibulaires, Pour prix de leurs larcins , en public élevés , Danser la sarabande à deux pieds des pavés !• Voilà les vœux ardents que fait pour votre avance Le plus sincère ami que vous ayez en France.

Adieu.... Laissez-m'en deux, comme un échantillon,

Page 1