H. LA. MONTAGNE
Tout ; on n^est pas un fripon.
Il faut être en ce monde, ou marchand , ou larron.
MERLIN, limnt nue boal«t)U,
On est bien tous les deux. Voyons. Sans vous d^plairç , Cette bouteille-ci me paroît bien légère.
Vous t^tes un fripon, un scélérat.
]3a LE DAL.
M. LA MÛI<rTAGlfi;.
Monsieur, Vous me rendez confus.
MEBLIU.
Un arabe , un voleur.
>r. LA MOITTAGNE.
Vous avez des bontés I
MERLfK.
Sans parler de la colle, Ni des. ingrédients dont votre art nous désole, Je vous y tiens : voilà , monsieur le gargotier, Des bouteilles qui sont faites d'un triple osier. * Ah 9 monsieur le pendard !
( n d^it «ne booimlle cooT«rt« d« troit oo qutM otien, en torte qii*il nVu d«iiiear« qo*an fort petit. )
M. LA MOITTAGNE.
Mais ce n'est pas ma faute.
Le marchand....
MERLIir.
Se peut-il volerie aussi liante? De Tor et des grandeurs, je n'en demande pas : Juste ciel! seulement fais qu'avant mon trépas Je puisse de mes yeux voir trois de ces corsaires, Ornant superbement trois bois patibulaires, Pour prix de leurs larcins , en public élevés , Danser la sarabande à deux pieds des pavés !• Voilà les vœux ardents que fait pour votre avance Le plus sincère ami que vous ayez en France.
Adieu.... Laissez-m'en deux, comme un échantillon,