I.ISBTTE
N^as-tu point de remède k ce mal si pressant ? Quelque élixir heureux , quelque once d^émëtique ?
MBRLIir.
Mais toi , ne peux*tu rien tirer de ta boutique ? Tai fut le diable à quatre.
LISBTTB.
Et j'ai fait le dragon , Mou Tattends même encore un mien parent Gascon , A qui j*ai fait le bec, et qui, ce soir, s'engage A venir traverser ce maudit mariage.
Et quel est ce Gascon que tu mets dans l'emploi ?
LISETTE
Cest un fourbe, un fripon, à peu près comme toi.
M E R Ij I N.
Gomme moi , des fripons ! Fijac seul me ressemble.
LISETTE
C'est lui.
i3G LE BAL.
BIERLIIf.
Je le verrai , nous agirons ensemble.
Si Valère pouvoit seulement se montrer
LISETTE
Bon ! cela ne se peut. Gomment pouvoir entrer ? Tout Iç monde au logis vous connoit l'un et Tautre.
MERLIN
Ne sais-tu pas encor quelle adresse est la nôtre ? On m'a dit que ce soir on doit danser , chanter.
LISETTE
On me l'a dit ainsi.
. MBRLIjr.
J'en saurai proBter.
Aide-nous seulement*
LISETTE
Je suis prête à tout faire.
MERLIN
Et moi je te promets que si , dans cette affaire j Mon maître, plus heureux, épouse incognito, Je pourrai t'épouser de même ex abrupto.
LISETTE
Depuis que mon mari, par grâce singulière, D'un surtout de sapin, que l'on appelle bière, Dont on sort rarement, a voulu se munir, J'ai fait vœu d'être veuve, et je le veux tenir.
MERLIN
Oui-dà, l'état de veuve est une douce chose :
On a plusieurs amants , sans que personne en gloso ;
Et l'on fait justement, du soir jusqu'au matin ,