A M. DE SAINT-GERMAIN
'A Monqaln. te mardi 31 octobre 4769.
Il me reste , monsieur, un seul plaisir dans la vie, et qui m'est aussi doux que rare, celui de voir la face d'un honnête homme. Jugez de l'empressement avec lequel vous serez reçu quand vous voudrez bien faire l'obligeante course que vous me promettez. Les cadeaux que veut me faire M ont l'aird'une plaisanterie. Je vous prie de vouloir lui faire bien des
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salutations de ma part, quand voai loi rez.
Permettez , monsieur, que j'asnre ici m. dame de Saînt-Germain de mon respect ;qin je vous salue et vous embrasse de uni nun cœur.
A M. DU PETEOU.
MtonqDin, te IS noyembn IVM.
Vous voilà , mon cher hôte , grtce i h rechute dont vous êtes déUvré , dsas «o decti intervalles heureux durant lesquels, n'eoo^ voyant que de loin le retour des aitsistade goutte, vous pouvez jouir delà santé, et oêie la prolonger; et je suis bien sûr qae le piv doux emploi que vous en pourrez faire sera de rendre la vie heureuse à cette aimable Hesriette qui verse tant de douceurs etdecouolations dans la vôtre. Les détails qae too ne faites de la manière dont vous cultivez le fiDods de sentimens et de raison que vous aTestnnvé en elle, me font juger de ragrémentqnerov devez trouver dans une oocupatioDiicbém, et me font désirer bien des fois dans hj0in« d'avoir la douceur d'en êure le téiiioia:oi8 appelé par de grands et tristes deroinldu soins plus nécessaires, je ne vois aocoDeip^ rence à me flatter de finir mes joors wf^ dt vous. J'en sens le désir, je l'eiécoteroiimène s'il ne tenoit qu'à ma volonté : la chose a'et peut-être pas absolument impossible; mais je suis si accoutumé de voir tous mes vœox écosduits en toute chose, que j'ai tout-à-fait ceué d'en faire, et me borne à tâcher de sapporttf le reste de mon sort eo homme, tel qu'il piiM au ciel de me l'envoyer.
Ne parlons plus de botanique, ooodier hôte; quoique la passion que j'avois poorelle n'ait fait qu'augmenter jusqu'ici, quoiqoeoetie innocente et aimable distraction me At bies nécessaire dans mon état, je la quitte, il le fint; n'en parlons plus. Depuis que j'ai comoeacè de m'en occuper j'ai fait une assez considérablt collection de livres de botanique, parmi ]» quels il y en a de rares et de recherchés paris botanophiles, qui peuvent donner quelque pris à cette collection. Outre cela , j'ai fait sur li plupart de ces livres un grand travail par rap-