‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1- (volume 2)Chapitre 103 sur 166 · AFFECTION HYSTÉRIQUE DES JOINTURES · texte numérisé non relu

AFFECTION HYSTÉRIQUE DES JOINTURES

en France ^ ; puis enfin en Allemagne * et en Ilalie *.

Je crois ulile, en malîère dMnlroduciion, et pour rendre noire analyse clinique plus facile, de vous rappeler au préalable 1res sommairement les grands traits de la description magistrale de Brodie, l'inilialeur dans la matière. — Les auteurs subséquents ont pu ajouter h cette description quelques détails inléressanls, ils n'y ont, à ce qu'il me semble, rien changé d'essenliel.

Donc il s'agit là, selon Brodie, d'une affection douloureuse, d'une névralgie, d'une hyperesthésie, si vous voulez, des extrémités des nerfs articulaires, qui peut siéger sur diverses jointures et simuler, jusqu'à rendre des plus ardus le diagnostic, une lésion organique grave de l'articulation. C'est surtout quand elle siège à la hanche que le diagnostic de cette affeclion est difficile; une coxalgie non organique peut être prise pour une coxalgie organique grave, scrofuleuse ou autre, ou inversement. L'absence de lésions matérielles dans le premier cas est cependant suffisamment démontrée : 1* par la marche de la maladie, qui se termine par une guérison complète et souvent assez rapide; 2' par un certain nombre d'autopsies. Oui, bien que cela puisse vous surprendre dans une affection que j'annonce aussi bénigne, il en existe un certain nombre, mais ce sont le plus ordinairement des autopsies faites sur le vif, de véritables biopsies. — C'est qu'en effet, par suite d'une singulière tournure d'esprit, les malades atteints de cette affection réclament parfois à grands cris une intervention

1. M.-A.-C. Robert, Conférences de c'inique chirurgicale, recueillies par le D' Doumic. Chap. XVJ, Coxalgie hysl<frique, p. 45o. — Verneuil. Bull, de la Société de chirurgie de Paris. 1865-1866. — Giraldès, Lrç. sur les mai chirurgicales des en/antsy recueillies par Bourneville, Bourgeois et G. Boateilleri p. 61U.

2. E. Ksmarch, Ueter GeLenkncurosen, Kied und Haderleben, 1872. — 0. Berf;er. Zur Lehre von den Gelenkneuralgien.Bei'Lklin. Wock- 1873^ p. 255. — M. Meyer. Leùer Gelenkneurosen {Btrl. klin. IFocA , 1874, p. 310J».

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