ATROPHIE MUSCULAIRE RELEVANT DE L*IITSTÉR1B
contractures hystériques pourront être distinguées scavent des contractures reconnaissant pour point de départ une lésion matérielle appréciable cérébrale ou spinale, à Taide de certains caractères cliniques. C'est ainsi, par exemple, que, dans les premiers, la rigidité du membre est habituellement poussée au plus haut degré possible et, quelquefois, en outre, persiste telle quelle pendant le sommeil même le plus profond ; tandis que, dans les secondes, la contracture, en général moins accentuée, se montre, dans la règle, manifestement atténuée tant que le malade dort, et cette atténuation persiste pendant quelques heures après le réveil. Ces! ainsi, encore, que Taneslhésie, en général très peu prononcée ou tout à fait nulle sur le membre contracture quand il s'agit d'une lésion organique, peut, au contraire, être observée au plus haut degré, occupant non-seulement la peau, mais aussi les parties profondes et s'accompagnant de la perte plus ou moins complète du sens musculaire, lorsqu'il s'agit de rhystérie. Or, ces caractères distinctifs de la contracture hystérique, nous les rencontrons très nettement accusés, ainsi que vous pouvez le reconnaître chez Dum... Et cela déjà nous porte tout naturellement à penser que, chez lui, c'est bien dans rhystérie qu'il faut chercher le point de départ de la déformation du membre.
Nous ne saurions, d'ailleurs, nous laisser arrêter dans notre évolution vers celte conclusion, par Texislence que je vous fais reconnaître sur ce membre d'un certain degré d'atrophie musculaire et de refroidissement des léguments ; car ici l'on peut invoquer l'influence de l'immobilité prolongée et, de plus, rappeler de récentes études dont les résultats ont été exposés par mon chef de clinique, M. le D' Babinski, d'abord dans le Progrès médical^ y puis dans un mémoire qui fait par-
1. Babinski, De l'atrophie musculaire dans les paralysies hysiériqufs {Progrès médical, 1886. — Arch, du Neurol., t. XU, n»« 34 et 35.)