Voir surtout les Leçons XX, XXI et XXII
411 lA COMPRESSION CAUSK DR CO!rrRAGTURE
doule pas manqué, pour la plupart, d'avoir présente à Tespril la question que voici : Pourquoi, chez notre homme, la monoplé^ie avec flaccidité produite par le traumatisme et comparable à tous égards, quant aux caractères cliniques et au mîcimiï^me, aux nionoplégieshysléro-traumalîques que nous avons: étudiées dans nos précédentes leçons ; pourquoi, dis-jc, cette paralysie molle du début s'est clic transformée par la suite on une monoplégie avec contracture? Dans mon opinion, Messieurs, c'est le fait même de Tcipplication du bandage à fracture qui a causé ce changement; c'est, en d'autres termes, la pression exercée pendant un certain temps parce bandage qui a provoqué Tapparition de la rigidité spasmodiqne des muscles ; pression modérée cependant, car il s'agit ici d'un spasme musculaire et nullement, je vous l'ai démontré, de celte altération flbreuse décrite par M. Yolkmano comme survenant k la suite de l'application d'un bandage trop serré.
Je crois être en mesure de vous fournir immédiatement la démonslration de la proposition que je viens de formuler. Voici un second malade que vous connaissez déjà : c'est le noninjù Mouil..., paysan robu>le, âgé de 2r> ans, cmployéà titre de manœuvre dans une gare de chemin de fer. Je vous Tai i.i'é>enté autrefois comme offrant un nouvel exemple, fort clas>ique du reste, de monoplégie hystéro-traumatique*. Chez lui la paralysie est survenue à la suite d'un léger « tamponnement » ayant porté sur l'épaule droite. Vous voyez que la nioiiOplégie ainsi produite, et qui date aujourd'hui de plus de six mois, est marquée encore, non seulement par une anesthé-ie cutanée et profonde absolue, mais aussi, et c'est là le point que je veux relever surtout pour le moment, par une impuissance motrice totale avec flaccidité complète. Eh bien, Messieurs, je crois que si, chez Mouil..., une fracture des os du