Piorry. — Traité de médecine pratique, p
3. Ch. Féré. — Contrittution à V étude de la migraine ophthalmique. {liei^ue de médecine, 1881.)
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let pas toujours, d'après la cnuDaissance de ces faits, qui soDt en réalité les plus vulgaires, porter toujours ud pronostic favorable ; attendez avant de vous prononcer, regardez les choses de plus près, soyez réservés.
rif. It. — Digértmitt pMua eu tntoma leitliltaU. dtfrtt Halwcl Air). (L«. IMb«l ladfqHiil In diTtrm nilonliont : ns(*. blto, >te. (PMilonpIiu*! trannic- Nmt. un, p. U1-
Des accidents divers peuvent se produire ; ainsi, comme je l'ai démontré, il n'est pas un des phénomènes habituellement transiloires du syndrome : migraine ophlhalmique, qui ne
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puisse s'établir à l'état permaoent ; ainsi l'aphasie, l'hémiopie,
Htfm par Utinu cfrAroiM, 1181, p. loï.)
la parésie d'un membre, après s'être manifestées, d'une ma-
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nière transitoire, nombre de fois, persistent déQnilivemenl à la suite d'un nouvel accès.
Enfin, une combinaison peu commune est celle dans laquelle ces mêmes accidents de la migraine figurent parmi les accidents prodomiques congestifs de la paralysie générale progressive. Cette combinaison est, sans doja^e, rare et n'est pas notée, je crois, par les auteurs ; je Tai reocontrée cependant trois ou quatre fois.
Voici, d'ailleurs, lliistoirede M. L...» en résumé: Depuis deux ans, il est irritable, méticuleux; cependant, au mois de juillet dernier, il a pu passer avec succès un examen de droit, devant la Faculté de Paris. Les. premiers troubles qui ont surtout frappé l'attention remontent au mois de septembre 1881. Il a eu alors une première attaque, accès de migraine ophthalroique, avec scotome scintillant et aCraiblissement de la vue du côté droit, accompagnés d'embarras de la parole, de parésie et d'engourdissement du membre supérieur droit. Il est resté troublé pendant huit jours, puis tout est rentré dans Tordre. — Huit jours plus tard, il a eu une deuxième attaque, sans perte de connaissance, avec embarras de la parole. L'intelligence reste obtuse pendant 24 heures ; il paraît se remettre complètement, en aj^arence; mais,, il est nerveux, irrité; il peut se remettre au travail, cependant. ~- Au mois de février 1882, il a une iroisièwÊe attaque, avec les mêmes symptômes de migraine ; mais, en outre^ii a cette fois des secousses convulsives à canctère épileptiforme, avas perte de connaissance. Cela a duré deux heares, ce <pii semble indiquer qu'il y a eu une série d'attaques qui ont présenté cette particularité que les secousses prédominaient à droite. A la suite de cette attaque, l'embarras de la parole a persisté. — Huit jours plus tard, il a eu une quatrième attaque du même genre, avec recrudescence de l'embarras de la parole et faiblesse du bras droit. — Enfin, le 5 mai, il a une cinqttième attaque, avec pa-
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résie du bras droit, suivie, le lendemain, d'une parésie du membre inférieur droit. Pendant les cinq ou six jours qui ont suivi y il ne pouvait dire autre chose que « à cause que ». Le bras droit est resté paralysé pendant un mois, C*est surtout à partir de ce moment que le niveau intellectuel baisse ; il est devenu très enfant ; il est docile, mais très mobile, pleurant et riant avec une grande facilité. Il ne peut presque pas écrire de lai-mème, mais il copie cependant une page, d'une écriture tremblée. La mémoire est aussi affaiblie que le jugement et la volonté. Il éprouve de temps en temps le scotome scintillant. Vous le voyez s'avancer avec une démarche titubante ; ses mains tremblent, sa langue tremble aussi ; sa parole est à peu près inintelligible ; sa physionomie est caractéristique : le regard éteint, les paupières tombantes, etc. Sa pupille droite est plus dilatée que la gauche ; elle n'agit que faiblement par l'excitation lumineuse, mieux par la convergence .
La morale de tout ceci, Messieurs, c'est qu'il ne faut pas s'arrêter sans critique à l'idée juste pour l'immense majorité des cas, que le scotome scintillant et les autres phénomènes qui souvent l'accompagnent sont choses de peu d'importance. Sous des dehors bénins peut se cacher le début d'une maladie grave ; il ne faut pas s'y laisser prendre *.
i. Depuis que cette leçon a été faite et publiée dans le Progrès médical^ M. Parinaud a fait connaître un fait du même genre (Archives de Neurologie^ T. V, p. 57). Ch. F.