TREMBLEMENT DE LA SCLÉROSE EN PUQUES
(tremblement intentionnel, Intentionzittem des auteurs allemands) ; qu'il cesse d'exister lorsque les malades sont abandonnés à un repos complet, couchés dans leur lit, par exemple. S'ils sont assis, au contraire, les muscles du cou et du tronc entrent en jeu pour maintenir la position verticale du corps et il se produit des oscillations de la tête et du tronc, tandis que les membres sont au repos. Voulez-vous faire réapparaître le phénomène partiellement dans un membre, commandez au malade de porter à sa bouche un verre, une cuiller. Cet acte exige un mouvement volontaire d'une assez grande étendue, condition nécessaire pour amener le tremblement qui ne se manifeste pas habituellement dans les petits mouvements tels que enfiler une aiguille, coudre, etc. Au moment de la préhension du verre, les oscillations sont peu accusées, mais elles s'exagèrent progressivement pour atteindre leur maximum au moment où le vase approche de la bouche. Ce caractère spécial du tremblement de la sclérose en plaques se traduit facilement par un tracé à l'aide des appareils enregistreurs. La partie 1 de la fig, 36 représente le tremblement intentionnel de la sclérose en plaques.
La ligne horizontale A B indique le stade du repos. Le point B représente le moment où débute le mouvement volontaire ; B C figure la durée de ce mouvement, pendant lequel le tremblement est représenté par la ligne brisée a:yz...dont chaque segment estd*autant plus long que Ton s'éloigne plus du point B.
Tel est le tremblement de la sclérose en plaques. Pour mieux mettre en relief les caractères si particuliers qui le distinguent, j'ai voulu employer la méthode des contrastes ; en d'autres termes, j*ai voulu opposer ce tremblement à d'autres tremblements appartenant à des maladies bien différentes, bien que plusieurs aient été confondues avec elle jusque dans ces derniers temps.
214 TRBMBLRMBlfT DB LA PARALYSIE AGITANTE
Commençons par la paralysie agitante. Comme celui de la sclérose en plaques, le tremblement de la maladie de Parkinson se compose^ d'oscillations rhythmées, mais de petite étendue et de durée courte* Vous pouvez constater ces caractères chez le malade que je mets sous vos yeux. Remarquez que la main et les doigts tremblent individuellement, mais gravez bien dans votre mémoire Taltitude toute particulière de la main. Les phalanges sont étendues les unes sur les autres, mais les doigts sont fléchis sur le métacarpe. Le pouce
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Fiçé 36, — Cette figure est la reprodadioa demi-schématique du tracé obtenu par la méthode graphique, chei deai malades du service.
en adduction vient s'appuyer par sa pulpe sur Tindex, imitant ainsi la position d'une main qui tient une plume à écrire, et les mouvements qui agitent toutes ces parties rappellent quelquefois Tacle de rouler une boulette de papier ou d'émietter du pain. Ce tremblement est continu, et se manifeste, fait important, en dehors de tout mouvement volontaire. Si vous commandez au malade de porter un verre à sa bouche, vous verrez peut-être le tremblement augmenter d'amplitude, mais jamais il ne produira ces oscillations à grand arc qui sont spéciales à la sclérose en plaques. Ce caractère se révèle bien sur les tracés pris à Taide de l'appareil enregistreur. La partie 2 de notre figure représente le tremblement de la paralysie