‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1- (volume 2)Chapitre 68 sur 166 · GUÉRISON SUBITE DE LA MONOPLÉGIB · texte numérisé non relu

GUÉRISON SUBITE DE LA MONOPLÉGIB

ment dans le membre parésié, mais encore sur tout le côté gauche du corps , y compris les appareils sensoriels ; les attaques, d*un autre côté, restent fréquentes. Certes, tous Tavez compris, il ne s'agit là que d*un simple amendement et pour arriver à la guérison complète, il nous reste beaucoup à faire. Je me propose de revenir, pour les mettre en pleine valeur, sur quelques-uns des faits que contient cette intéressante observation, à propos d'une étude sur les paralysies hystériques par traumatisme, que je compte vous présenter bientôt. Pour le moment, laissant de côté la monoplégie qui, en somme, ne constitue qu'un épisode, dans Thistoire de la maladie, je me bornerai à relever, en terminant, une fois de plus, que, chez cet homme, comme chez ceux qui l'ont précédé, la grande hystérie existe, douée de ses attributs caractéristiques.

Messieurs^ en étudiant avec vous, dans ces deux leçons, les six cas d'ailleurs très significatifs, que le hasard a placés sous ma main, j'ai voulu surtout vous convaincre que l'hystérie, même l'hystérie grave, n'est pas, du moins chez nous, en France, une maladie rare ; qu'elle peut, par conséquent, se présenter, çà et là, dans la clinique vulgaire où seuls des préjugés d*un autre âge pourraient la faire méconnaître. J'ose espérer qu'après tant de preuves accumulées dans ces derniers temps, cette notion est destinée à tenir désormais, dans votre esprit, la place qu'elle mérite d'y occuper.

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