ÉTAT GÉNÉRAL
B. — De Pétat général dans le rhumatisme articulaire aigu.
Le phéoomèDe fondameotal est ici la fièvre; en effet, la réaction fébrile, marquée par une élévation plus ou moins prononcée de la température générale, ne manque jamais complètement dans le cours du rhumatisme articulaire aigu.
La chaleur des parties centrales peut dépasser 40 degrés centigrades ; mais elle reste en général entre 39 et 40 degrés, d'après Wunderlich, Hardy et Sidney Ringer (1).
Le mouvement fébrile affecte le type continu, avec des exacerbations et des rémissions en général très prononcées. Les courbes thermométriques sont ici très irrégulières et ne peuvent, selon Wunderlich, fournir aucune donnée précise relativement à la marche de la maladie ; cependant on observe le plus souvent le minimum de température pendant le jour, et le maximum pendant la nuit (2).
En somme, cette afTection ne procède pas suivant un type régulier, et n'offre pas un cours cyclique ; il n'y a pas de phases, se succédante des époques déterminées, comme dans la pneumonie ou les fièvres éruptives ; nous ne voyons point un frisson violent en marquer les débuts, et la maladie se constitue, en général, par une augmentation progressive dans rintensité des phénomènes ; une transition insensible nous conduit de sa période initiale à son apogée et à son déclin. La terminaison, en effet, n'a pas lieu brusquement, ni par une défervescence rapide ; elle se fait lentement et progressivement, sauf dans quelques cas exceptionnels où la température
1. Aitken. — Science and practice of medicine, t. II. — Russel Reynolds, A System of medicine t. I, p. 896.