‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 119 sur 230 · II. — De l'endocardite et de la péiucardite dans le iuiuma · texte numérisé non relu

II. — De l'endocardite et de la péiucardite dans le iuiuma

TISME articulaire SUBAIGU ET ClIROMQUE.

Messieurs, après avoir ainsi tracé Thistoire de ICndocardito et de la péricardite dans le rhumatisme» aigu, nous cherche-

1. Ue.s lésion» viscérales su Ues d'embolie. Thèse de Stras ho nrj,', 185 'i.

2. [..orsque le cœur droit est le point de départ des raillols mii^^ratoires, il peut ic produire des embolies pulmonaires qui déterminent quelquefois une mort presque subite. Un fait de ce genre a été rapporté, il y a deux ans, par Goddard-Rogers. H s'agit d'un cas de rhumatisme articulaire aigu avec endocardite, dans lequel le sujet fut subitement pris, au quinzième jour, d'un accès d'orthopnée qui détermina la mort dans l'espace de dix minutes. A Tautopsie, on trouva l'artère pulmonaire oblitérée par un caillot volumineux, parti du cœur'droit. [The iMncet, Londres, 1865. p. 19.)

'2'2(i LÉSIONS CARDIAQUES nA>S LE RHUMATISME SUBAIGL

rona à vous démontrer que ces corajilications ne sonl pas exclusivement propres h cette forme de la maladie.

Ou les rencontre d'abord assez fréquemment dans le rhumatisme suhaigu, malgré la loi célèbre de M. le professeur Bouillaud, loi rigoureuse, loi tyrannique, si J'ose m'exprimer ainsi.

Sans doule, l'endocardite et la péricardile. sont plus fréquentes dans le rhumatisme aigu et polyarLiculaire. Valleix, Latham, Bamberger, FuUer, sonl ici d'accord avec le savant clinicien français.

Cependant les complications cardiaques se rencontrent assez souvent dans des cas où peu de jointures sonl affection et oïl le mouvement fébritt; est peu intense. West l'a constaté chez les enfants ; Walshe, Ormerod et Garrod chez les adultes. S'il m'est permis d'invoquer ici ma propre expérience, j'ai vn plusieurs cas de rhumatisme subaigu, dans lesquels l'autopsie a eu lieu, coïncider avec des affections du cœur. Un de ces faits est consigné dans la thèse d'agrégation de M. le docteur Bail (1). Mais il s'a,git de prouver que ces lésions peuvent UAJsler dans le rhumatisme chrûiiiqiiii propreioeal dit, àaas rhumatisme noueux.

1" Il faut se rappeler que V endocardite rhumatismale est une affection très souvent latente pendant la vie; mais elle laisse presque toujours derrière elle des vestiges qu'on peut reconnaître après la mort. Il ne faut donc pas s'attendre à rencontrer toujours des bruits de souffle évidents chez les sujets atteints de rhumatisme chronique; mais l'anatomie pathologique permet d'établir, à cet égard, un rapport de parenté entre la forme aiguS et la forme chronique du rhumatisme articulaire, qui prouve, une fois de plus, qu'il s'agit Ik d'une

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