ÉVOLUTION RAPIDE
C'est ici, comme ailleurs, Tarticulation métacarpo-phalangiemie qui se trouve surtout altérée. La première phalange du pouce est le plus souvent maintenue dans la flexion, quelquefois dans l'extension.
Les autres articulations du membre supérieur participent, dans une certaine mesure, à ces déformations.
Ainsi, la flexion du coude est plus ou moins prononcée, quelquefois exagérée : l'extension est impossible.
L'avant-bras est dans la pronation.
Il existe une flexion plus ou moins complète du carpe et du métacarpe sur l'avant-bras, avec saillie du cubitus et du radius.
Enfin, l'épaule est quelquefois rigide, et le membre supérieur se trouve fixé contre le thorax.
Voyons maintenant de quelle manière, et suivant quel ordre, les articulations du membre supérieur se trouvent envahies.
Deux cas peuvent se présenter :
a. Chez les jeunes sujets, la marche de la maladie est rapide, et les contractions spasmodiques des muscles étant très prononcées, les déformations sont nettement caractérisées. Il y a saillie des têtes osseuses par suite des subluxations qui se sont opérées.
Ainsi, à la main, dans le second type, il se produit une saillie considérable des os de l'avant-bras, en arrière des os du carpe ; — une subluxation des tètes des phalanges, en avant et en dehors sur les têtes métacarpiennes, qui font sur le dos de la main une saillie considérable ; — une subluxation peu prononcée des phalangines, en avant, sur les phalanges, dont les têtes font saillie du côté de la paume de la main. Enfin, par suite de la flexion prolongée des phalan-
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getles sur les phalangine:;, les pelits condyles de celles-ci font saillie en arrière.
H faut noter que les végétations osseuses, au pourtour des articulations des doigts, ne cipcoiisc rivent pas constamment les tètes des os : ce sont tantôt des tubercules, tantôt des aiguilles plus ou moins allongées. En tout cas, ces OHtéophytes contribuent peu au\ déformations articulaires.
Enfin, dans la forme que nous éludions, il existe une immobilité pliH complète, d'où rigidité plus grande des ligaments et des tiiisus fibreux : Tankylose celluleuse se produit bientôt, et il en résulte un rapide amaigrissement des parties. Le terme rhumatisme noueux ne convient guère aux cas de cette espèce.
b. Chez les amols plus âgés, la maladie suit une évolution plus lente, et les mouvements sont en partie conservés. Aussi les déviations sont^etles moins prononcées, et le volume des têtes des os. et des stalactites osseuses, est-il plus considérable.
11 tkhla, en elTet, uue sorte d opposition entre le degré des déviations et le volume des bourrelets osseux, ainsi que l'étendue des déformations qui en résultent.
Quand la maladie s'est prolongée pendant un certain espace de temps, on voit se produire des altérations qui sont la conséquence de cet état de choses. L'atrophie des os, l'atrophie des muscles et l'amaigrissement des parties molles sont les accidents les plus ordinaires en pareil cas.
Mais on peut distinguer ici deux formes tout opposées. Dans la forme atrophique. (Vidal) il se produit une induration de la peau, une sorte de sclérodermie : l'enveloppe cutanée est froide, p&le, lisse et polie, et ne se laisse plus rider.
Dans la forme opposée, on voit une inQltration œdémateuse, qui simule l'éléphautiasis, se développer sur le membre :