Virchow'9 Archiv, Bd XXXV
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pareil cas. ni l'aat'niie profonds, ni la timolution du ntmff, ni les hémorragies mulli|ilcs, auxquelles on aurait pu prûtendrt^, d'après lus idties généralement admises. Mais, pour ce qiii esl de la polansP ft dose élevée, je n'ai poiul eu roccasion d'eu étudier direclement le? effet!?, el j'ignore complètement les résultats qu'elle pourrait amener.
Il nous reste h. dire quelques mots des eauj: minérales dans le IraiLement de la goutte; c'est là le complément naturel de l'étude à laquelle nous venons de nous livrer.
D'une manière générale, les eau\ chargées de principes salins précipitent les accôs et déterminent la crise qu'il faul éviter. Certes, ce n'est point \h une contre-indication absolue, mais c'est une donnée que le médecin doit toujours nvoir présente jt l'esprit, afin de n'être jamais pris au dépourvu parles efret* du traitement qu'il a recommandé, i,es eaux, en général, sont contre-indiquées chez les malades atteints d'affections organiques du cœur et des reins.
Quant aux sources alcalines (Vais, Vichy. Carlsbad, etc.). elles paraissent avantageuses, au début de la maladie, chez les sujets robustes, et surtout sur ceux qui portent des affections du foie. Mais elles n'ont pas le pouvoir de dissoudre les tophus, et elles sont peu utiles, dans la goutte chronique, k moins qu'il n'existe de la dyspepsie.
Les eaux salines sulfureuses (Aix-la-Chapelle) ou simplement salines (Wiesbaden) conviennent à l'état torpide, aux cas aloniques.
Il existe fies eaux indi/férentes, pour me servir d'une expression consacrée en Allemagne, à peine chargées, dans lesquelles le véritable principe actif est l'eau bue en grande quantité. Nous rangeons dans cette catégorie, du moins au point de vue qui nous occupe, Wildbab, Tœplilz, Gastein, Batli, Buxton et Contre xevi Ile. Elles sont souvent très utiles
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dans la goutte chronique. Nous avons vu plusieurs fois les eaux de Contrexeville administrées dans les cas de goutte ancienne, avec dépôts tophacés, et les résultats nous ont paru favorables. Enfin les eaux ferrugineuses (Pyrmonl, Schwalbach, Spa) peu vent être utiles aussi dans le cas où le fer est indiqué.
Nous nous bornons à ce court énoncé de l'action des eaux minérales dans le traitement de la goutte. S'il fallait donner une appréciation critique de tout ce qui a été écrit à ce sujet, soit par les partisans déclarés des eaux, soit par leurs adversaires, on remplirait aisément un volume. Qu'il nous suffise de dire, d'une manière générale que, de part et d'autre, on a beaucoup exagéré.
Parlons maintenant des toniques et des reconstituants. Ils ont une action indirecte sur la goutte, en modifiant l'état de l'estomac, en combattant l'atonie et en relevant les forces. Ils sont très utiles dans les cas de goutte asthénique.
On emploie avec succès la décoction de feuilles de frêne (Fraximts exrelsior]\ son emploi a été recommandé par Pouget et Peyraud. On la prépare de la manière suivante :
Feuilles de frênes. . . 30 grammes.
Eau 1 litre.
Faîtes bouillir pendant 10 minutes.
Garrod a fait usage de cette infusion avec un certain succès. On emploie aussi avec avantage la gentiane. C'est l'un des principes actifs du Portland-powder, et le quinquina. '
D. Traitement de Ta ffection locale, des tophusetdelaridigitè des jointures, — L'exercice doit être prescrit aux goutteux : il tend à faire disparaître la rigidité : Sydenham l'avait déjà constiité. Pour dissoudre les tophus, on a conseillé de pratiquer des
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lotjon»nv<;c lapoUuwo pI la lilliine : H. *i les concrélioDssoal 1 peliles el superflcmlW. on peut poiirtionoer la peau pour les J KXlrairti, aurUml lorsqu'elle» sool demi-liquide. Mais, en] général, lorsqu'elle? »ont Inrges. dures el profondes; U faut 1 éviter loulc opémiiou : il eu résulle souvent des ulcères dif- J firiles à rirnlriser: d'aillours ou ne doil pas oublier qu'onpeul 1 voir, sous l'inQuenoe delà moindre piqûre, 8u^^'enirun try- j nipèle de mauvaise nature, riiez les sujets atteints d'affee» I lions rénales el surtout diabétiques. Quand il s'est formtf ] de» ulcères spontanés, il est de régie d« les respecter.
E. Traitement de la goutte anomale. — On s'accorde J généralemeul à reconnaître que lorsque la goutte esLrétroeé-J dfe, surlout à l'estomac, il faut avoir recours aux révulsifotj .■>ur les articulations; sans contester leur utilité, je ferai i rumarquer qu'il existe bien peu d'obser^'ations authentiques, propres k établir l'efficacité de ces moyens pour ramener ia fluxion goutteuse vers les jointures. Les stimulants, les n)rdiaux, l'eau-de-vir, sont souvient. ;ui contraire, suivis d'effets facilement appréciables ; l'expérience parait en avoir démontré l'utilité. Quand il s'agit d'une goutte mal placée (migraines, oplillialmie, etc.), le colchique à petites doses est indiqué, d'après Watson, Holtand et quelques autres auteurs. Mais c'est là une question qui nous parait encore loin d'être résolue.
F. Régime diététique. — On recommande au goutteux de prendre de l'exercice ; il doit être sobre dans son alimentation, mais sans rien exagérer, car autrement il favoriserait le développement de la goutte alonique. On doit lui interdire rigoureusement la bière forte et les vins riches en alcool, mais on lui permettra les bières légères, le moselle. le bordeaux. 11 pourra voyager ; le changement de climat est