‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 184 sur 230 · EXAMEN MICROSCOPIQUE DES REINS · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE DES REINS

à de très petites dimensions, de telle sorte que la substance propre du rein indurée et de consistance presque fibreuse, formait autour du bassin et des calices dilatés une coque dont répaisseur ne dépassait pas 1/2 centimètre.

Examen microscopique (de 20 à 300 diamètres). Des alvéoles celiuleuses très épaisses, très riches en noyaux, enveloppent de toutes parts les tubes urinifères et les glomérulesde Malpighi. Les éléments propres du rein, tubes et glomérules sont atrophiés. Leur volume est à peu près réduit de moitié. Les parois des vaisseaux artériels étaient épaissies. Nulle part, dans ce rein, il n'existait de dépots d'urates. La surface muqueuse du bassinet présentait des plaques de coloration jaunâtre, répondant à des dépôts de même couleur, situés sous la membrane muqueuse. Ces dépôts étaient produits par une infiltration graisseuse du tissu cellulaire sous-muqueux ; on y rencontrait également des cellules de tissu conjonctif remplies de granulations fines qui se dissolvaient dans Téther.

Rein gauche. Son volume est à peu de chose près celui de Fétat normal. L'organe est mou, flasque ; sa surface, à laquelle n'adhère que faiblement la capsule fibreuse, est lisse, sans bosselures ou granulations. Sur une coupe, la substance corticale parait manifestement épaissie; elle est d'une coloration jaune pâle; les vaisseaux et les glomérules de Malpighi injectés s'y dessinent, sous forme de petites stries et de petits points rouges, visibles à la loupe ou même â l'œil nu. La substance tubuleuse présente une coloration rouge-brun assez vive. Ces altérations rappellent, comme on le voit, les caractères qu'a assignés .V. Rayer à la deuxième forme de la néphrite album ineuse; mais, en outre, on aperçoit, sur un certain nombre des cônes, de petites lignes ou stries d'un blanc de craie, parallèles à la direction des tubuli, et qui se dessinent vivement sur la substance tubuleuse rouge et injectée. L'extrémité de quelquesuns de ces infarctus est visible, sous forme de points blancs, au sommet libre des papilles.

Charcot. Œuv. compl. t. vn, Malad. des Vieillards, a8

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lixamen microscopique. Les lulies contournôs du In substance corlicale, examinés sur des coupes niluces, à un faible groâitîsement (80 diamètres), paraisseullégèremect opaques. Ces tubes, plus larges que daus l'état normal, examinés à un plus Tort grossissement (300 diam.). sont vus remplis de cellules épilhéliales volumineuses, à contenu gi-anuleux (PL. ill, fig, % B), Ce contenu granuleux, d'où dépend Topacilé des lubca, est composé, à la fois, de granulations protéiques qui se dissolvent, sous l'inQuence d'une solution de soude et par l'acide acétique et de granulations graisseuses qui ri-sislcnt i Tactioa de ce réactif. L' (examen à un grossissement de 80 à 300 diamètres d'une tranche mince de la substance tubuleuse, dans les points où elle renferme des dêpiHs blancs, linéaires, parallèles à la direction des tubes, a donné li?s résultats suivants : Les dopAts se dessinent sous forme de niasses opaques, allongées, composées de volumineux et longs cristaux prismatiques, disposés parallèlement les uns aux autres, et réunis en faisceaux. Quelques-unes de ces aiguilles paraissent s'attacher, par une de leurs exlrémllôs à la masse principale, et, libres par l'autre eittrémîté, elles se dirigent en rayonnant dan» tous les sens (PL. 111, fig. 3, D, D", (irossissement de i."»0 diaraélres,)

Par l'addition d'acide acétique, les cristaux libres, par une de leurs extrémités se dissolvent les premiers, en même temps qu'en leur lieu et place on voit se produire les dillérentes formes cristallines qui caractérisent l'acide urique. Peu à peu, par suite de la pénétration de l'acide acétique dans les parties situées plus profondément, les cristaux réunis en faisceaux se dissolvent à leur tour, et bientôt, il ne reste plus qu'une masse opaque, amorphe, cylindrique, qui constitue comme le moule interne d'un tube urinifÈre dont elle conserve la forme et le volume. Cette masse amorphe, évidemment contenue dans le tube urinifère, est attaquée enfin elle-même et se dissout.

Plusieurs fois, il nous est arrivé de suivre, pour ainsi dire, pas à pas, la dissolution progressive de ces niasses opaques contenues dans les tubes. La figure 4 représente un temps de

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