VARIA
Sur Tostéomalacie sénile *.
Il se produit assez fréquemment chez les vieillards une raréfaction du tissu osseux qui porte plus particulièrement sur les côtes, la colonne vertébrale et les os du bassin. On trouve presque toujours à Tautopsie de ces sujets, de nombreuses fractures de côtes, les une récentes, les autres anciennes, consolidées avec ou sans déplacement. Cet état morbide se traduit habituellement, pendant la vie, par un ensemble de symptômes qui permet d'en établir le diagnostic. Les malades éprouvent des douleurs souvent très vives sous Tinfluence des moindres mouvements, et bientôt, dans les cas intenses, il se condamnent à un repos absolu. Confinés au lit, ils redoutent tout déplacement, tout contact, et emploient toute leur attention à éviter ces causes d'aggravation de leurs souffrances. Une pression, même légère, exercée sur les côtes, les os du bassin, les extrémités épiphysaires des os longs, provoque àvs douleurs. A ces symptômes se joignent quelquefois des contractures permanentes, siégeant dans divers muscles du tronc ou des membres.
1. En commun avec M. Vulpian. Cette note, tirée de Y Exposé de titres de M. Cbarcot, résnme diverses communications faites à la Société de Bioloffie, en i^i et im\, qui n eut pas été publiées (B).
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Du tremblement sénile.
CoDlrairemenL à l'opininii vulgaire, partagûiî du n-slc par quelques médecins, le iremblement sénile n'est pas commun. Une viaite régulière, faite l'an dernier par M. Charcut dan» tous les dortoirs de la Salpfttrière, consacrée, on le sait, pour une large part aux vieillards, lui en avait procuré une dizaine de cas; une visite analogue, faite celle année, a été moins tmctueuse, car elle n"a fourni que les cinq vieilles femiups que M. Cliarcot a placées sous les yeu\ de ses auditeurs.
Souvent, dit-it, les littérateurs dramatiques ont dépeintilaiu leurs comédies les vieillards tremblant à l'excès de la tète el des membres. C'est là une erreur que Shakespeare, observateur aussi scrupuleux que grand poète, a su éviter. Et, pour apporter la conviction dans les esprits, M. Charcot cile quelques passages empruntés à plusieurs des drames de l'immortel poëte anglais.
Le premier est tiré du drame intitulé lleitrî IV. Dans la seconde scène du premier acte, le juge gourmande FalstatT pour avoir corrompu le prince de Galles. FalstaiT, un instant, fait le jeune, ce qui mène le juge â lui répliquer dans les lerraes que voici:
« Osez-vous encoi'e, dit-il, vous appeler un jeune liomuie ? N'avez-vous pas l'oBil larmoyant, la main sèche, le visage jaune, la barbe blanche, une jambe amaigrie, un ventre qui grossit.'