‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 21 sur 230 · HISTORIQUE DE IX PATHOLOGIE SÉNILE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE DE IX PATHOLOGIE SÉNILE

professeur Cniveilhier, pendant son séjour à la Salpêtrière, ont contribué en grande partie à Tédification d'un monument impérissable ; j'ai nommé V Atlas d^anatomie pathologique. D'innombrables observations, qui ont répandu un jour nouveau non seulement sur la pathologie des vieillards, mais aussi sur l'histoire de plusieurs maladies chroniques, se trouvent accumulées dans ce vaste recueil.

Sous l'impulsion plus ou moins directe des maîtres que nous venons de citer, plusieurs monographies importantes, relatives aux maladies de la vieillesse, ont été publiées par des observateurs qui avaient puisé dans cet hospice les matériaux de leurs ouvrages. Nous nous contenterons de signaler le mémoire si remarquable de MM. Hourman et Dechambre (1), sur la pneumonie des vieillards', et le Traité du ramollissement du cerveau^ par M. Durand-Fardel.

Il fallait réunir d'une façon systématique ces fragments épars, pour constituer enfin la pathologie sénile. Tel était le but que Prus avait cherché à réaliser dans ses Recherches sîtr les maladies de la vieillesse, présentées à l'Académie de médecine en 1840. Mais l'observateur français avait été précédé dans cette voie par Canstatt, en Allemagne ; on doit à cet auteur le premier traité dogmatique qui ait paru sur les maladies des vieillards (2). Malheureusement, cet ouvrage, qui date de 1839, a été composé sous l'influence de la doctrine de Schelling, qui a régné si longtemps de l'autre côté du Rhin, et qui porte le nom ambitieux de Philosophie de la nature. L'imagination y tient une place énorme aux dépens de l'observation impartiale et positive. Cependant, nous trouvons dans l'ouvrage de Canstatt des idées ingénieuses et souvent vraies qui lui assurent une place honorable dans la science.

Une méthode entièrement opposée a inspiré les études

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