‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 24 sur 230 · ATROPHIE DES ORGANES · texte numérisé non relu

ATROPHIE DES ORGANES

ris slHctns, qui domine à peu près exclusivemenl dans la période de décrépitude.

L'émaciation dont il s'agit est la conséquence d'un processus atrophique qui porte non seulement sur les muscles de la vie de relation et sur les diverses parties du squelette, mais encore sur la plupart des organes splanchniques : le cerveau, la moelle épinière, les Ironcs nerveux, les poumons, le foie, enfin tous les organes sanguiflcateurs, participent à ce mouvement rétrograde : la rate et les ganglions lymphatiques subissent une remarquable diminution de poids et de volume, qui augmente avec les progrès de Tâge.

Mais, par une sorte de contradiction fort remarquable, et dont la raison physiologique ne nous paraît pas encore suffisamment établie, le cœur et les reins (1) échappent à celle loi, et conservent les dimensions de Tâge moyen de la vie. On voit même le cœur subir une véritable hyperthropie chez plusieurs vieillards (2) : c'est là, ce nous semble, un état pathologique consécutif à Taltération dite sénile des artères. De son côté, le réseau des vaisseaux capillaires sanguins s'appauvrit progressivement non seulement dans les principaux viscères, mais encore dans l'épaisseur de la pc^au et des membranes muqueuses. Celles-ci perdent on même temps dans le tube digestif une partie de leurs éléiuents villeux et glandulaires (3).

En quoi consiste ce travail d'atrophie qui porte ainsi son action sur l'ensemble des organes et des tissus ? C'est d'cibord, à un premier degré, un processus d'atrophie simple ; les élé- y

ments cellulaires du parenchyme, les éléments musculaires et

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