ÉTAT DES PRINCIPALES FONCTIONS DANS LA VIEILLESSE
La plupart des sécrétions s'amoindrissent, celles de l'urine et de la sueur en particulier ; et il n'est guère douteux que la dyspepsie sénile, sur laquelle notre grand naturaliste Daube nton (1) a insisté dans un travail intéressant, mais peu connu, ne dépende en grande partie de la diminution sensible des sécrétions gastro-intestinales.
Mais que penser de laffaiblissement fonctionnel du système circulatoire, alors que, suivant M. le docteur Marey (2), le cœur chez les vieillards est plus puissant que jamais, et que les artères présentent des pulsations énergiques ? Il parait démontré, en tout cas, que dans l'âge sénile le pouls augmente de fréquence (3).
Nous connaissons peu le degré d'intensité que présente la nutrition chez les vieillards ; toutefois l'emploi du thermomètre nous a donné des notions plus précises à l'égard de la caloriflcation. Avant d'avoir appliqué cet instrument aux recherches de ce genre , on croyait que la température du vieillard était moins élevée que celle de l'adulte ; mais nous savons aujourd'hui que la chaleur des parties centrales reste ^à peu près la même à tous les âges. On a même prétendu que la température générale s'élevait vers la fln delà vie(4). Mes propres recherches tendent à démontrer que la seule diflerence réelle qui existe entre le vieillard et l'adulte sous ce point de vue, c'est que chez le premier la température de l'aisselle est très inférieure à celle du rectum, tandis que la différence est à peine sensible chez le second.
Je vous présente ici une femme âgée de cent trois ans, qui
1. Mémoire fuir les iiidiff estions, qui commencent à être plus fréquente* chez la plupart des hommes à rdf/c de 40 à 45 ans. Paris, 1785.