‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 44 sur 230 · ACIDE IKIÛLË UA.NS LE SANG · texte numérisé non relu

ACIDE IKIÛLË UA.NS LE SANG

posés d'urates alcalins ; depuis lors, Forbes-Murray, Holland, en Angleterre, Jalin en Angleterre, MM. Rayer et Cruveilhier en France, ont émis ropinion que le sang des goutteux devait contenir de Tacide urique. Mais c'est à Garrod (1) que revient Thonneur d'en avoir fourni la démonstration positive (1848).

ATétat normal, il existe des traces d'acide urique dans le sang; mais, pendant l'accès de goutte, le sang peut en contenir de 0^% 05 à 0«% 17 sur 1,000 grammes. 55^ *^;^. Mais pour constater cette proportion, il faut se livrer à des opérations chimiques très délicates, qui ne sont pas du domaine de la clinique.

Il est un procédé plus simple et d'une application plus facile, qui, sans indiquer d'une manière précise la quantité d'acide urique contenue dans le sang, permet d'en constater la présence. On dépose 5 grammes environ de sérum dans un verre de pendule (et non dans un verre de montre, dont la courbure est trop brusque) ; on y ajoute quelques gouttes d'acide acétique et on y laisse tomber un fil. On laisse reposer le liquide dans un lieu sec pendant trente-six ou quarante-huit heures ; et Ton peut alors constater à l'aide du microscope, que des cristaux rhomboédriques se sont implantés sur le fil immergé dans le liquide. Ces cristaux sont composés d acide urique.

Pour obtenir ce résultat, il faut user de certaines précautions. 11 faut d'abord que le sérum soit frais; car la présence des matières albuminoïdes y développe une sorte de fermentation; l'acide urique se décompose alors en acide oxalique, en urée et en allantoïne, comme s'il était mis en présence de l'oxjde puce de plomb.

Il faut éviter aussi de trop dessécher le sérum, car il se forme alors des cristaux de phosphate ammoniaco-mngnésien, sous

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