DÉPÔTS CUTANÉS
chaires ; ils peuvent enfin tomber, en laissant derrière eux une petite cicatrice, dont on pourra constater l'existence, quand le tophus lui-même a disparu.
Sur37 cas, Garrod a rencontré 17 fois des tophus extérieurs; 7 fois sur l'oreille seulement ; 8 fois sur l'oreille et près des jointures; une seule au niveau d'une articulation, sans coïncidence d'un dépôt tophacé de l'oreille.
Ces indices accusateurs se révèlent quelquefois de très bonne heure ; j'ai pu, chez un dyspeptique, prédire à l'avance l'explosion de la goutte, grâce à la présence d'un tophus de l'oreille ; cependant jamais le malade n'avait eu d'accidents articulaires à l'époque où il me consulta^. Garrod a vu ces concrétions se former chez un de ses malades, cinq ans avant l'apparilion d'aucun symptôme du côté des jointures (1). On comprend par là quelle est leur importance au point de vue du diagnostic.
A défaut des concrétions de l'oreille externe, on examinera :
1"* Les paupières;
2* Les ailes du nez ;
3** Les joues ;
4** La paume des mains ;
o** Les corps caverneux.
Sur tous ces points, on a vu se montrer des dépôts cutanés, identiques à ceux que nous venons de décrire.
Il nous reste maintenant à parler de l'anatomie pathologi(|ue de la goutte viscérale. Nous consacrerons à cette étude notre prochaine conférence.
1. Ces faiU exceptionnels ne saiiraionl inllnncr la rèf?lc générale. Les arcidenU articulaires précèdent presque toujours la formation de ces dépôts extérieurs.