‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 58 sur 230 · PATHOLOGIE COMPARÉE DE LA GOUTTE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE COMPARÉE DE LA GOUTTE

créée de toutes pièces, par cet état pathologique du rein ; Tœdème en est souvent une conséquence. On peut observer chez les goutteux l'urémie à forme convulsive ou comateuse ; elle se rattache bien évidemment à Télat du rein. L'apoplexie cérébrale, l'hypertrophie du cœur, peuvent également passer pour des conséquences éloignées de la lésion rénale.

Ici se termine, messieurs, l'exposé des lésions anatomiques qui caractérisent la dialhèse goutteuse. Mais, avant d'abandonner ce sujet, je crois utile de vous placer sous les yeux certains faits de pathologie comparée et de pathologie expétHmentale, qui me paraissent de nature à éclairer d'une vive lumière les questions que nous avons déjà soulevées, et celles que nous aborderons par la suite.

La goutte peut-elle exister chez les animaux ? Et en supposant qu'elle existe chez eux, produit-elle des effets comparapies à ceux dont elle afflige l'espèce humaine ?

Dans un ouvrage récent sur la pathologie comparée, Gleisherg répond par la négative ; il fait observer, avec raison, que la plupart des affections qui ont été désignées sous ce nom doivent être rapportées au rhumatisme chronique, il est incontestable, en tous cas, que chez certains animaux il se développe une affection fort analogue h la goutte de l'homme, et caractérisée, comme celle-ci, par des dépôts d'urates dans les divers tissus.

Ce n'est point chez les mammifères que nous trouverons nos points de comparaison, comme l'analogie vous aurait conduits à le supposer, mais chez les oise<iux et chez certains reptiles maintenus en captivité et placés dans des conditions spéciales,

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