‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 7 sur 230 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE IX · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE IX

pathologique, est en quelque sorte subordonné: elles sont le moyen et non le but. L'observateur se borne et veut se borner à enregistrer les faits et à les envisager 4ans leurs rapports naturels. C'est là, croyons-nous, le véritable caractère de la médecine empirique. On peut désigner, en somme, par cette expression, la science considérée dans un état encore imparfait et à Tépoque où les faits ne sont pas reliés entre eux par une théorie physiologique *.

« Le jour où la science, » a dit Requin, « serait parvenue » à la connaissance complète de Thomme normal jusque » dans les profondeurs les plus intimes de son organisation » et jusque dans les mystères les plus cachés de sa vie ; le

» jour où elle aurait dévoilé tous les secrets de l'état patho- » logique et compris toutes les modifications que les agents » extérieurs produisent sur l'économie, ce jour-là, la science » serait faite *. » Mais à l'heure qu'il est, la réalité est bien loin d'approcher de cet idéal; la pathologie, la physiologie, lanatomie elle-même sont en voie d'évolution.

Aussi croyons-nous qu'en bonne méthode, il importe de maintenir systématiquement séparés, — bien qu'à litre provisoire — les deux points de vue que nous avons indiqués, tout en favorisant, autant que possible, leurs rapprochements légitimes. 11 faut éviter, en un mot, comme eût dit Bordeu, de marier de force et à contre-cœur le dogme et Tempirisme.

Ces réserves étant faites, nous sommes les premiers à

son directe de la prévalence des modernes sur les anciens, en fait de connaissances anatomiques et physiologriqucs... « (Ch. Robin. Journal de l'analomie^ etc., 1867, p. 297.)

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