IV. — Cas dans lesquels
IL NE s'est PRODl'IT M ESCHABE NI TACBE ECCHYMOTIOUE.
A. — BamoUitsement.
Obs. XXII. Oanjou, 70 aos. — Ramollissement blanc rosé do lobe occipital droit. — Oblitération fibrineuse et athéroma-
ESCHARE DE L\ FESSE 83
Obs. XXIV. Braisier, 63 ans. — Ramollissement blanc, noyau extra-ventriculaire du corps strié. — Début subit avec perte de connaissance passagère, hémiplégie gauche incomplète. — Mort le sixième jour. TR. 4(y>, 4,
B. — Hémorragie.
Obs. XXV. Renaud. — Hémorragie cérébelleuse. — Mort le premier jour.
Obs. XXVI. Barbillon, 75 ans. — Foyer hémorragique dans la couche optique et le corps strié. — Perforation ventriculaire. — Hémiplégie droite avec contracture, puis flaccidité. — Mort le sixième jour. TR. 39», 1/5.
Obs. XXVII. Barthélémi, 69 ans. — Corps strié et couche optique sans perforation ventriculaire. — Début apoplectique, hémiplégie droite sans contracture; mort le sixième jour. TR. 40*», 6.
Obs. XXVIII. Hénon^ 58 ans. — Hémorragie de la couche optique avec perforation ventriculaire. — Analgésie des membres paralysés. — Hémiplégie gauche avec contracture. — Début apoplectique. — Mort le troisième jour. TR. 39<^, 4.
En résumé, sur vingt-huit cas d'hémiplégie à début brusque, déterminée par une lésion du cerveau et suivie de mort dans un bref délai, seize fois il s'est produit soit une tache ecchymolique, soit une eschare, uniquement sur la fesse du côté paralysé ; quatre fois les deux fesses ont été affectées, celle du côté paralysé, à la vérité, toujours plutôt et plus profondément que l'autre; dans un seul cas, les deux fesses ont été prises en même temps et à peu près au même degré; enfin, dans sept cas seulement, Teschare ou l'ecchymose de la fesse ont fait complètement défaut. A ces faits, je pour-
84 nÉHIPLÉGIE RËCEnTE DE CAUSE CÉRÉBRALE
rais à peine en opposer un seul dans lequel l'eschare fessière étant survenue, la maladie, cependant, ne s'est point terminée d'une manière fatale. 11 est démoalré par là que l'apparition de Teschare en question, ou même de la tache ecrliymotique, doit être considérée par le médecin comme un ïigne du plus fâcheux augure, puisqu'elle fait présager la mort presque à coup sûr. Cosigne a d'autant plus de valeur, qu'il montre alors même que l'ensemble des autres symptômes semble permettre d'espérer une issue moins triste, dans les cas par exemple, ou l'hémiplégie, incomplète à l'origine, n'est pas accompagnée d'état apoplectique et ne se constitue que graduellement (obs. 1, 2, 4, 8, 9, etcj. Son apparition précède d'ailleurs, en général, de plusieurs jours, celle d'un autre phénomène dont la signification est aussi des plus graves; je veux parler de l'ascension brusque du chiffre de la température centrale au-dessus de 39°, symptômes qui, d'après mes observations, peuvent être considérés dans l'espèce, en l'absence de complication d'une phlegmasie viscérale, comme l'indice précurseur d'une mort très prochaine (1 ). 1,'ecchymose fcssiëre paraît quelquefois deux jours, l'eschare quatre ou cinq jours après le début de l'attaque; ellea siègent, comme on l'a vu, soit exclusivement, soit au moins d'une manière prédominante du côlé correspondant à l'hémiplé^ie. Ce sont là des molii's qui obligent à reconnaître -