‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 16 sur 85 · B8CHARB DE LA FES8E 8S · texte numérisé non relu

B8CHARB DE LA FES8E 8S

Il flBuit nécessairement admettre que, sous Tinfluence de la lésion du cerveau, les actes de la nutrition ont dû éprouver, au préalable, une modification profonde dans les parties qui subissent la mortification d*une manière aussi rapide. Par q[uelle voie et par quelle déviation du type physiologique s'opère cette perversion des actes nutritifs?

Je me bornerai à soulever aujourd'hui cette question, me réservant d'y revenir dans une occasion prochaine.

En terminant, je signalerai comme un fait remarquable que Teschare fessière unilatérale parait propre à l'hémiplégie récente. Les eschares qui se forment si fréquemment dans les périodes ultimes de l'hémiplégie ancienne, siègent en général à la région sacrée et s'étendent également à droite et à gauche de la ligne médiane.

portaient égralement sur le lit. Dans un cas (obs. 15), la malade affectait de se tenir habituellement inclinée sur le côté non paralysé, et cependant Teschare se produisit chez elle, suivant led règles, c'est-à-dire exclusivement du côté correspondant à Thémiplégie.

APOPLEXIE : ECCHÏHOSKS CtRÉBRALES

Ecchymoses viscérales chez les apoplectiques (!)•

M. Charcot, à propos d'une communication de M. Lépine, rappelle qu'il a fréquemment observé à la Saipètrière des ecchymoses stomacales chez des apoplectiques. M, Andral en a observé dans l'intestin. On connaît aussi celles du péricrâne, de l'endocarde dans les mêmes conditions. Relativement h la production de ces ecchymoses qui ont un signe si différent, M. Charcot croit qu'elles doivent être rapportées à ia paralysie vaso-motrice. Elles n;' sont pas un pbénomèae précoce, contemporain de l'attaque, mais leur époque d'apparition est tardive ; elles manquent quand la mort survient très rapidement. Tout récemment, M. Charcot a observé deux cas

TROUBLES DE l' INNERVATION CENTRALE 87

Des troubles trophiques (1)

>I. Gharcot fait part à la Société d'une théorie nouvelle qui explique les troubles trophiques fsi difficiles à comprendre avec les données de la physiologie actuelle) que Ton observe à la suite des troubles de Tinnervation centrale, théorie qu'il croit pouvoir être substituée à celle des nerfs trophiques ou autres, qui, en réalité sont des hypothèses gratuites qui n'expliquent rien.

On sait, en effet, que certaines lésions cutanées (zonaj se voient à la suite d'altérations des racines ou des cordons postérieurs de la moelle.

On sait aussi que les fibres nerveuses sensitives qui forment les racines et les cordons postérieurs de la moelle ont une terminaison à la peau plus complexe qu'on ne le croyait autrefois ; les travaux récents tendent à montrer que dans le dernier, il y a des réseaux nerveux qui vont jusqu'à Tépiderme.

Enfin, les travaux de MM. Philipeaux et Vulpian (de l'union bout à bout des nerfs de fonction différente) ont montré que les nerfs quels qu'ils soient, sont des conducteurs à la fois

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