Société de biologie^ séance du 11 décembre 1875, p
**v/ixiuit3 u ODservaiK
à l'altération de la troisième circonvolutioE que les quelques faits contradictoires épars perdent toute espèce de valeur. La théorie « telle que la conçoit M. Charcot, repose donc thologiques, peu nombreux mais constants et irréfutables.
APOPLEXIE Cl^RÉBRALE 91
Note sur la température des parties centrales dans l'apoplexie liée à Thémorragie cérébrale et au ramollissement du cerveau (1).
M. Charcot fait connaître les résultats de recherches qu'il a laites à l'hospice de la Salpêtrière pendant le cours des deux dernières années, concernant les modiflcations que subit la température centrale dans Tapoplexie consécutive à Thémorragif' cérébrale et au ramollissement du cerveau.
Lorsque rexploralioii du rectum a pu être pratiquée soit au moment même de Tattaque apoplectique, soit encore quelques heures après, presque toujours on a trouvé, surtout dans les cas graves, la température notablement abaissée au-dessous du taux normal. Ainsi, au lieu de 37°, 3 qui représente Tétat physiologique, on a trouvé en pareil cas à peine 37° ou même un chiffre encore moins élevé; plusieurs fois, en effet, la température est descendue jusqu'à 36°.
Bientôt le chiffre thermométrique se relève ; il est rare qu au bout de vingt-quatre heures, il n'ait pas obtenu 37°, S, et àpartirde cette époque, il se maintient pendant un nombre variable de jours entre 37°, 5 et 38°. Il est peu commun que ce
1. Comptes -rendus de la Société de biologie, 15 juin 1867. p. 92.
92 TEMPÉRATCRE CENTRALE
dernier chiffre ^oil dépassé lorsque le malade doit survivre, à moios qu'il ne se soit produit quelque complication inOammatoire. Si. au contraire, la maladie doit avoir une issue funeste, on voit sur\Tnir — même en dehors de toute complication — une brusque êlé^'ation de la température centrale. Dans l'espace de douze, ^ingl-quatre, quarante-huit heures à peine, le thermomètre marque successivement 39", 40° ou même 41*. Le chiffre 42° a été atteint plusieurs fois peu de temps avant sa mort. Cette brusque élévation de la température, dans les circonstances qui viennent d'être indiquées, est un signe à peu près certain d'une mort prochaine ; elle est habituellement précédée et comme annoncée par l'apparition d'un autre phénomène qui. lui aussi, est du plus fâcheux augure; une tache ecchymotique, D^quemment suivie de la formation d'une eschare se produit sur la fesse du côté paralysé (V, p. 73).
.Ainsi. d'aprèsM. Charcol.dans l'état apoplectique grave lié à l'hémorragie cérébrale, et au ramollissement du cerveau, on peut observer, en l'absence de complication inflammatoire viscérale, une série de modifications de la température centrale répondant à trois périodes successives. Dans la première période, qui comprend les premières heures qui succèdenti l'attaque, le chiffre thermométrique s'abaisse en général audessous de 37", 5, dans la deuxième, qui dure un nombre variable de jours, il osiùlle entre 36". 5 et 38°. EnGn. la