‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 22 sur 85 · I-ÉSIOS ni! PABIKTAL GAUCHE · texte numérisé non relu

I-ÉSIOS ni! PABIKTAL GAUCHE

■ fixe siégeant au niveau du pariétal gauche ; de connaissance et convulsions épileptiques le côté droit du corps, revenant par accès; utiou permanente de la sensibilité du même

altération spéciale de la table interne du al gauche ; pus rassemblé en grande abon-

dans la cavité arachnoldienno.

Dans rinlervalle de temps qui sépare sa première attaque de son entrée à rhôpital, il a eu deux ou trois pertes de connaisfance, dont il ignore aussi les caractères. Depuis la dernière, quia eu lieu quelques semaines avant son entrée, il offre une diminutioD très prononcée dans la sensibilité de tout le coté droit, surtout du membre antérieur, tandis que la motilité est restée intacte dans ce côté. Il a aussi depuis ce moment un embarras marqué dans la parole. Comme ces accidents augmentaient de jour en jour, le malade se décida à entrer à Thô-

pital.

Le â juin, jour où on l'examine pour la première fois, on lo trouve dans Fétat suivant : Il est d'une constitution assez faible, d'un tempérament sanguin et est assez maigre. Il a le faciès un peu hébété et la parole un peu embarrassée. Lorsqu'on lui adresse une question, il la comprend bien ; mais il y répond lentement et avec une assez grande difficulté, comme s il avait la langue épaisse. Il a la mémoire affaiblie, et ne se rappelle pas certains faits assez récents qui se sont passés autour de lui, dans sa famille. Salanguv> n*est point déviée, non plus que sa face. Il se plaint d'une douleur vive et persistante du niveau de la région temporale gaucho. 11 n'a pas de bourdonnements d'oreille ni d'éblouissements. La pupille de l'œil droit est très Dotablement dilatée, tandis que celle de l'œil gauche est normale.

Le malade marche bien, et est un peu moins vigoureux du bras et de la jambe du côté droit que des membres du côté gauche. La sensibilité est diminuée dans tout le côté droit, et pour lui faire éprouver une douleur légère, en est obligé de pincer fortement la peau de ce côté. Du côté gauche, la sensibilité est tout à fait intacte. Les fonctions digestives sont en bon état. Il n'y a aucun trouble apparent dans les fonctions de respiration et de circulation.

Ce malade n'offrant point de pléthore manifeste ni aucun signe de congestion encéphalique active, on ne pratique point de saignée. Pendant plusieurs jours, on cherche <\ exercer une révulsion sur le tube digestif, en administrant un gramme de scammonée.

OItSBIlVATiON

ne suivrons pas jnur par jour la maladie. 11 n'y a aucun m'ul apparent dans l'état du malade jusqu'au II juin. là, le malade a une attaque. Les personnes qui se Irouuprôs de lui à ce moment rapportent que cette attaque ■actérisée par une perte complète de connaissance avec lents convulsirs du ciUé droit de la face, du bras i?\ do e du même c.Hé.

idemain, 12, la parole est beaucoup plus difficile que les écédents; le malade met près d'une minute pour dire 1 trois mnts. Son intelligence est d'ailleurs restée nette. La e du cùté droit et la diminution de la sensibilité sont 'S plus prononcées. On constate de la Ëèvre ; le pouls est l; la peau est cbaudc et sècbe. ^On lui prescrit outre sa )Hée, nn lavementavec -^ gouttes d'buiie de crolon. riendemain, 14, on trouve le malade dans le même élat fait appliquer it> sangsues à la région anale), la nuit du 14 au 15, nouvelle attaque présentant absnle» m."-nies phénomènts, mais avec plus d'inteusité.

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