ACTION DES AIMANTS
« Si, alors, on examine la partie symétrique de la peau du côté opposé, on voiL que cette partie est devenue anesthésique, de saine qu'elle était auparavant.
« L'application, sur la peau du front, des pôles des barreaux aimantés produit les mêmes effets que la mélalloscopie. Ainsi la jeune malade, présentée dernièrement par M. Charcot à la Société de Biologie^ a été soumise au magnétisme : au bout de cinq à six minutes, toutes les fonctions troublées sont revenues, comme on les a vus renaître par Taction des plaques métalliques.
« Si Ton prolonge le contact des pièces métalliques avec la peau, il y a, comme on le sait, une période de réaction pendant laquelle les phénomènes de retour à Tétat normal cessent. Eh bien ! il en est de même avec les aimants. L'apparition des couleurs disparues a lieu par l'effet de l'aimantation comme par l'effet des plaques métalliques. Enfin, les phénomènes qui suivent la cessation de l'aimantation sont semblables & ceux que l'on observe après l'enlèvement des plaques métalliques.
«< M. (îharcot remt't à la Société une note de M. Vigouroux concernant dos faits du niùme genre que ceux dont il vient d'entretenir la Société, et dans laquelle on trouvera des détails plus cin.'onslanciés ; il ne doute pas que, grâce à ces recherches persévérantes, on arrive à une théorie satisfaisante dos pl:é:iomènes nerveux chez les hystériques.
•• M. Vigouroux a commencé, en outre, dans le service de M. Charcot, une série d(» recherches sur les mêmes malades, mais en employant l'électricité statique. Il a installé un appareil très puissant, qui peut donner des étincelles de 2.") cent, de longueur, et av(»c lequel il a fait des recherches sur les mêmes malades qui ont été soumises au magnétisme et à la métal loseopie. Ces maladc^s étant placées sur un tabouret isolant, on fait passer sur elles le courant de l'appareil d'élec-
T[l(lL-m.ES llïSTliniQUES lUVEttS
i(liu-. courant que l'on conslate par rapparilion de luiniiieuse. Deux expériences de ce genre ont été M. Vigouroux, chez des hystériques acliromatop- Il's couleurs disparues sont revenues cheit ces ma-
iuu\ va poursuivre ces expériences avec aclivilé, M. rSegnard, et le» résultais de leurs recherches
iiimiiiiqués par les auteurs à la Soriété de Biologie.
élevé des doutes sur la valeur de ces faits et je dois ai pris toutes les précautions possibles, afin de me garde contre les causes d'erreur. Les gens les plus
it pu leïi vérifier et ils ont reconnu que toute critique
lée de fondement. Les malades à l'étude sout forle-
inles ; elles n'ont pas que des symptômes passagers, el |)ar conséquent la disparition de tels sj-mplûmes rt-cunnattre avec la plus grande nellcté les modîfi-
l'eJles subissent. >.
Ml^ALLOSCOPIR ET MÉTALI.OTHÊRAPIE 233
De la métallos copie et de la métallothérapie (1)
Messieurs,
Qu'est-ce que la métnllothérapiel Je serai bref sur ce sujet, mais j'espère vous en dire assez pour vous faire connaître les traits essentiels.
\\y ixk(\\^\Àn^\ii^v\ii infHnllothèrapic intrrnf*. «'t la métal" Inthérapie externe.
La métallothf'rapie externe «'st la promiùn' t»n dnle. Elle consiste dans rapi)licalion des métaux sur le rori)s des malades. La métallothérapie intente consiste dans l'administration à rintérieur, des métaux, dont Tapplicatiou extérieure préalable a produit certains effets significatifs.
Vous le voyez au premier coupd'œil, il y a comme un abîme entre la métallothérapie externe et la métallothérapie interne. Vous allez pouvoir décider tout fi Theure si cet abhne existe réellement.
Avant d'entrer dans le détail de la métallothérapie, je dois vous parler de la métallosropie qui en est pour ainsi dire la partie préliminaire. Voici en quoi elle consiste (j'envisagerai