‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 51 sur 85 · I. HÏI'S0TT.SJ1E CIIF2 LtS UV.STkltlQLES · texte numérisé non relu

I. HÏI'S0TT.SJ1E CIIF2 LtS UV.STkltlQLES

1? de la main, l'expérience oiïrc encore un caractère ^iiiU. Il suffit Je loucher en nn point quelconque de ^cour;^ — au niveau de la léte des métacarpiens, par - un des tendons de l'extenseur des doigts dont les loiil facilement appréciables sous la peau, pour qu'aue- 1 doigt correspondant — et celui-là seulement — s'ô- §iuinteiiu dam cette situation par une contracture peri des fibres musculaires qui font suite aux fibres Pour le» tendons de la tabatière anatomique. ^nce réussit égalemeul.

Iromenant légèrement rextréniilô du porte-plume ou 1 autre objet sur le trajet du tendon, l'effet est encore ■usé, s'il est possible. Cette sorte de friction peut être ■■ée comme une pression qui se déplace et s'exerce rcesfivemenl sur différents points de la longueur du

lession peut être brusque ou graduelle.

pels de la pression graduelle soiil démontrés dans l'e

lion du phénomène connu SOUS le nom de réflexe du Il suit donc tout iialurelle'mcnt que cet auUr phénomène de prime abord 91 singulier, qui consiste à faire contraclurep isolément un muscle cri louchani simplement su» leiidon. ne pri'seatien définilivc rien rt'iiisolile et doil élre rapproché des réflexes tendineux dont il nVst. en quelijue sorte, qu'une expression plus délicate e) plus élevée.

Nous verrims plus loin les relations quipeuventexistcr entre la contracture obtenue par t'exilalioii du- tendon el celle qui suit l'excitation des nerfs ou le corjJB du muscle lui-mfme.

tendon.

l'hïI'SUTISME t;HtZ les HÏSTÉEIIQIES ?! 11. ExCirATIOPi UES XËRFS.

ation mécanique des nerfs produit la contracture des luxqiiels ils fournissent des rameaus. Afin d'éviter toute rreuretpour isoler, autant que possible, ce qui apparseule excitation du nerf, nous avons choisi, pour les e à rexpérimenlation, des troncs nerveux assez volu- 'X facilement accessibles à l'excitation mécanique.

riiùilah: — Parmi les nerfs qui peuvent satisfaire à itions. le nerf cubital dans la région du coude, est

nenl un des plus l'avorablement situés. Il se trouve ogé dans une gouttière que lui fouruissent l'olécràne )chlée, reposant sur un plan osseux résistant, recouement par la peau et éloigné de toute autre partie est donc facile de l'atteindre sûrement.

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phalangienne est fléchie \ il existe aussi parfois un très léger degré de flexion dans les autres articulations des doigts et principalement sur le médius.

D'autrefois, au contraire, ces deux doigts se placent dans une extension forcée. En tous cas, ils subissent un mouvement latéral asse;£ prononcé en vertu duquel ils s'écartent l'un de l'autre ; il arrive aussi quelquefois que la dernière phalange du pouce se fléchit et qu'elle se place dans lapaïune de la main recouverte alors par les doigts en flexion {Fiy. 10).

t'ig. 9. — liriffe cubitale. Fi'j. 10. — Griffe cubitale.

Au milieu de ces quelques variations qui peuvent dépendre, soit de variétés analomiques individuelles, soit du degré d'intensité de l'excitation, soit de la diffusion de l'excitation ou de sa propagation à d'autres muscles par l'intermédiaire des anastomoses nerveuses, U est facile de dégager les caractères fondamentaux de la griffe cubitale : flexion des deux derniers doigts, adduction du pouce, extension et écarlement desdeux premiers doigts, index et médius.

CiiAHVOT. (£uv. compl. T. IX, Hypnotisme. aa

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