‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 63 sur 85 · CATALEPSIE VHAIE ET SIMULÉE 43K · texte numérisé non relu

CATALEPSIE VHAIE ET SIMULÉE 43K

loppement le plus parfait et sont doués de leurs attributs les plus caractéristiques. De môme que l'étude de la grande hystérie (hystéro-épilepsie à crises mixtes) peut être d'un grand secours pour la compréhension et Téclaircissement de la petite hystérie ou hystérie vulgaire ; de même l'étude des faits si précis et si caractéristiques que présente le grand hypnotisme est destinée à éclairer d'un Jour nouveau tout cet ensemble de faits plus ou moins vagues, plus ou moins incohérents, rangés vulgairement, depuis Braid, sous la dénomination A' hypnotisme. Ce n'est là qu'une application particulière de cette grande loi, si féconde pour l'étude des sciences naturelles en général, et qui veut que l'on s'attache tout d'abord aux types les plus complets en faisant abstraction des modifications qui s'y peuvent produire pour constituer les formes plus atténuées et plus rudimentaines, dont l'étude, rendue ainsi plus simple et plus facile, ne sera abordée qu'en dernier lieu.

De nombreuses observations nous ont amené à conclure que l'hypnotisme ainsi considéré chez les sujets atteints de grande hystérie, ou autrement dit, que le grand hypnotisme ne consistait pas en un état nerveux artificiellement provoqué, toujours identique et semblable à lui-même, mais bien qu'il représentait tout un groupe d'états nerveux divers, différents les uns des autres, chacun de ces états s'accusant par une symptomatologie qui lui appartient en propre. Ces différents états nerveux dont Tensemble comprend toute la symptomatologie de Thypnotisme, doivent être ramenés à trois types fondamentaux qui sont: l'état cataleptique, l'état léthargique, l'état somnambulique.

L'état cataleptique^ dont il s'agit spécialement ici (1), peut

1. Nous avons donné ailleurs la description détaillée des trois états nerveux. Voy. Charcol : Sote lue à V Académie des sciences ^ séance du 13 février 1882, publiée dans le Progrès médical du 18 février suivant et reprodi»ite p. 297 du présent volume. Voy. aussi : P. Hicher : Etudes cliniques sur la grande hyslériey page 418 et suiv.

l36 L'aVpnartsHE criEz les ËTsréRiQCES

se manifester primitivement sous l'influence d*ua bruit intense et inattendu, d'une lumière vive placée sous le regard, ou encore, chez quelque» sujets, en conséquence delà fixation plus ou moins prolongée des yeux sur un objet quelconque. Il se développe consécutivement à l'état léthargique lorsque les yeux clos, jusque-là, sont, dans un lieu éclairé, mis à découvert par l'élévation des paupières.

Le trait le plus saillant de l'état cataleptique c'est, on peut le dire, l'immobilité. Le sujet calaleptisé, alors même qu'on l'a placé debout dans une attitude forcée, se maintient en parfait équilibre et semble comme pétrifié. Les yeux sont ouverts, le regard fixe, la physionomie impassible ; el comme il lie se fait que de très rares clignements des paupières, les larmes s'accumulent et s'écoulent bientôt sur les joues. Les mouvements respiratoires eux-mêmes s'affectent dans le sens de l'immobilité. Les tracés pneumographiques, eu effet, accusent de longues poses, représentées par des lignes horizontales qu'interrompent de loin en loin des dépressions peu profondes.

Les membres, et l'on peut en dire autant de toutes les parties du corps, gardent, sans fatigue apparente, pendant un temps relativement fort long, les positions, même les plus difficiles à maintenir, qu'on leur a communiquées.

s déplace, ils doanent la

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