CATALEPSIE VRAIE ET SIMULÉE
avons longuement insisté ailleurs (1), fait ici complètement défaut.
Le tégument externe reste insensible aux excitations les plus vives ; mais certains sens, la vision^ Taudilion en particulier, le sens musculaire même, conservent du moins en partie leur activité. Cette persistance de l'activité sensorielle permet souvent d^impressionner le sujet cataleptique et de susciter chez lui, par voie de suggestion, des impulsions automatiques. Alors, les attitudes fixes, artificiellement imprimées aux membres, font place à des mouvements plus ou moins complexes parfaitement coordonnés en rapport avec la nature des impulsions provoquées. C'est sur un ordre d'actes automatiques de cette catégorie, uniquement éveillés par l'intermédiaire du sens musculaire, que nous nous proposons d'insister dans un instant.
Mais afin qu'il ne reste aucun doute dans Fesprit du lecteur^ sur la réalité de l'état cataleptique qui sert pour ainsi dire de support aux faits d'automatisme dont il s'agit, nous rapporterons ici brièvement les expériences d'épreuve auxquelles nous (ivons soumis les sujets sur lesquels nous avons expérimenté (2).
On croit généralement que si, chez un sujet cataleptique, un bras est étendu horizontalement, cette attitude peut être conservée par lui un temps assez long pour que cette durée même suffise à écarter tout soupçon de simulation. D'après nos observations, cela ne serait point exact : au bout de 10, 15 minutes, le membre commence à descendre, et au bout de 20 à 25 minutes au maximum il est retombé dans la verticale.
1. Voy. Archives de Neurologie^ n** 5,6, 7. Ce travail est reproduit à Upt^ 309 de ce volume.