‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 70 sur 85 · CO.'STRAGTIOM MUSCULAIRE PARADOXALE · texte numérisé non relu

CO.'STRAGTIOM MUSCULAIRE PARADOXALE

M. Mendelssolm (1 ), qui a étudié aussi la question et reproduit les mômes expériences, exprime Topinion, sans se prononcer catégoriquement, que la contraction paradoxale consiste en une perte de l'équilibre du tonus dans certains groupes musculaires et dans leurs antagonistes.

Nous n'avons pas encore eu Toccasion d'observer ce phénomène dans les diverses maladies du système nerveux où les auteurs précédents disent l'avoir rencontré. Mais nous avons vu cliez certaines hystériques un phénomène analogue, dontlanalysepeutjetcr quelque lumière sur la question.

Nous avons insisté dans une communication récente à la Société de Biologie (2), sur un étiit nmsculaire spécial qui se rencontre cliez les hystériques et que nous avons décrit sous le nom de dinlhrsc de contracture. Il s'agit là d'une disposition particulière du muscle à entrer en contracture sous l'influence d'excitations variées et parfois môme des plus légères. Suivant le mode de production de la contracture, nous avons distingué deux formes principales de la diathèse de contracture : la forme léthargique et la forme somnambulique. Ces dénominations ont leur raison d'être dans les analogies avec les deux variétés de la contracture provoquée pendant l'hypnotisme, suivant que le sujet est plongé dans l'état léthargique ou dans Tétat somnambulique.

Nous ne saurions entrer ici dans plus de détails et nous renvoyons le lecteur à la note que nous avons fait paraître à ce sujet. 11 nous suffit pour le moment d'attirer l'attention sur ce fait que dans la forme de la diathèse de contracture la plus fréquemment observée — celle qu(î nous désignons sous le nom de variété léthargique — le phénomène décrit par M. Westphal se produit avec la plus grande facilité. Ainsi en

1. St-Pelershurf/cr Medichiische Wochenschvïfty 1881, n<» 10.

2. Société de biologie, 85 tlcc. 1883 {Proffres médical, 22 déc. 1883). Voir p.4'»7.

4oC L'HYPrfOTlSME CHEZ LE! DVSTËRIODES

ï'Oulevant brusqucmcot la pointe du pied d'une malade, soo^ 11! coup de la \-arielt: de dialhftse de contraclure sus-indiqaép. on provoque instantanément une contracture qui maintieal le pied dan? la flexion dorsale.

l'n phénomène analogue se produit à l'avanl-bras ; une lle\ion brusque du poignet détermine aussildt une contrattur»> qui immobilise le poignet en flexion. Cette cootracturese resiMit nu U»ut d'un temps plus ou moins long ; elle peut iluinT plufieur* hourt's.

, Noii* dosm»»? insisliT iei sur le mécanisme de sa producti.ii. \W,T lîoïif. ootlo .■oniraclurc n'olTre rien de paradoxal. ri;<- iic^st ivir.! fùniiiiedans rinterprétalion de W estphal. la .-i-ii-'i-.-inrn.-c- iln rilài-li'-nienl brusque du muscle, mais elle irvuM^ >n .-aiiM-- tkn^ la tension brasque du groupe muscu- Inin' n»laï:0!ii-.|,>. Wiiri ks raisons sur loï^quelles s'appuient iK'iri'' nsMTlii^m :

n Ttnn-^ ce phi-nomène de la contracture provoquée par n*\ii-iti lini-iqiir d'un si-cnient de membre pied ou main', il <>t Ijniji- (le se pfin\'ainrre que l'attitude ainsi détenniuée ri"i' I |>iiiiii iii.-iinrfniic en vertu de l'action persistante d'un >.i'iil fi..tij.«- iiiNM-uljiire. mais qu'elle est en quelque sorte la M .-iiliiiiiii' i|i' (litu tiirres miisrulaircsanta&oaisles.

iiiic (lu pied par exemple, la contracture

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