‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 77 sur 85 · III. Applir/Uions médicales · texte numérisé non relu

III. Applir/Uions médicales

Meî?sieurs,

Je désire vous présenter aujourd'hui quelques considéralions sur Téleclrisalion statique et sur son action thérapeutique dans corlaiiis états morbides. Avant d'entrer dans les détails, je crois utile de rappeler à votre mémoire certains fails très généraux de physique, qui dominent la question.

li'électricité, comme vous le savez, est une^ quel que soit Tappareil mis enjeu pour Tengendrer ; on lui reconn«tt toujours deux attributs fondamentaux : 1° lu quantité, 2° h tension. C'est la prédominance relative de Tun ou de Tautre de

1. ('.onforence fuile à rhospicc de la SalptHrièrc le 2C décembre 1880, résumée par le D' Vigouiioux, dans la Revue de médecine^ 1881, n» 2.

iii I^LECTIIOTUÉlLtflC

ces allributs qui donnent leur aspecl spécial aux diverses manifesUilions de rélcclricilé. A ce point de vue, les divers appareils générateurs d'électricité peuvent fitrc divisés en trois groupes :

1' Appareils produisant réleclricilé de haute tension, mais en faible quantité : le type de ce groupe est la machine elff- Irùjiie ;

2" Appareils produisant rélectricitô en gi'ande quanûtr. mais il faible tension. Ce groupe est présenté par la pile vollalque ;

;)" Le troisième groupe peut être considéré comme intermédiaire aux deux précédents : il comprend les appareils lYindtirlion, dont font partie nos appareils fnradiqucs ; /m- •ïwj assez forte ; quantité rclalivcmcnt grande.

Je vais maintenant faire exécuter sous vos yeux quelques expériences très simples et très vulgaires, mais propres ù mettre en relief les différences que je viens de signaler. Pour plus de simplicité, nous comparerons seulement les deux tjpes extrêmes : la pile d'un crtté, la machine électrique de rnulre,

1" E.r/i. — .\. l'n élerlroscope h feuille d'or est mis en rapport avec un des pôles d'une pile médicale ordinaire ; ^ feuilles do

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