RÉSULTATS DU MASSAGE
Le troisième OU le quatrième jour qui suivit la leçon qu'où vient de lire, entraîné par un de ces caprices si communs chez les hystériques, même chez lesm⩽ Dum... voulut absolument quitter le service. Le jour même de sa sortie, le membre contracture fut soumis à un massage méthodique : sur les divers segments du membre, on pratiqua, à l'aide de la main enduite de glycérine, de légères frictions (frôlements), en même temps qu'à Taide de tractions on cherchait à redresser
Fig, 82.
les doigts et à faire mouvoir le poignet, le coude, Tépaule. Cette opération qui dura environ dix minutes, avait provoqué d*abord des douleurs assez vives, au niveau de la face palmaire des doigts où Tanesthésie n'était pas complète ; mais elle avait été suivie en somme, d'un résultat très satisfaisant, car la contracture s'était très manifestement atténuée, les doigts s'étaient redressés et le malade était parvenu enûn à leur faire exécuter ainsi qu'à son poignet, à son coude, à son épaule, des mouvements assez étendus.
Le malade, je le répète, sortit de lliôpital ce jour même et nous l'avons, depuis lors, perdu de vue pendant plusieurs mois. Nous l'avons revu ces jours-ci et il nous a appris que la contracture ayant reparu en partie, peu de jours après sa soi^ tie, il s'était mis entre les mains d'un confrère de la ville qui l'a traité suivant la méthode du D' Burcq. Il nous revient au-
uee paimaire ue m inaiu uu i appiicaiion u donne U senfatmn d'un corps chaud. La seiif et le sens musculaire sont normaux. Parloat a bililé générale ne [ir^«enle ]t\as aucune «non qui e^t des sens spéciaux, on constate que l'odorat sont aussi acliTs, maintenant, à gauch que le champ visuel gauche ne présente plus cissemeut conccnlrique. Snr tous les poiols V: donc manifeste el j':ijoulerui que les rudiment se sont plus reproduits.
11 n*en est pa<: tout à faîl de mfime pour tu nui mouvements du membre snpi^rieur gauc cem de l'épaule, du coude et du poignet so peu près normaux, à peu près nus-ii étendus mcnls corre.«pO[idant$ dans le membre opposé aucun dmite, un résultat imporlaiit. Mais le des doigta, «àseK énergiques dans la flexiou | mdtre ; à ilroile 8K), sont au contiaire très lîatili sion. Et piir suite, la main reste déformée ; leE doigl!i, en elTet, forment avec la paume de la de 90 degrrés environ ; il est impossible de m ment cet angle duns le sens de l'cxtensioQ et t
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nous occupe^\ la production du côlé de la paume de la main, de tissu ûbroïde rétracté dans le sens de la flexion. C'est là un point, du reste, qui ne pourrait être élucidé complètement que par remploi du chloroforme *.
1. Charcot, Œuvres comjdèles : Leçons sur les maladies du système nerreitx^ t. m, 1" fascicule, p. 123.
2. Le 18 octobre dernier, le malade a été soumis auv inhalations de chloroforme. Le sommeil a été aussi profond que possible; à aucune époque on n'a- pu obtenir la résolution de la déformation des doigts qui vient d'être décrite. Evidemment, il ne s'agit plus là de contraction musculaire spasmodique. (J.M. G>)