‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 126 sur 156 · OUELOUEFOIS ABSENCE DES STIGMATES · texte numérisé non relu

OUELOUEFOIS ABSENCE DES STIGMATES

térisé, assez original pour pouvoir être reconnu pour ce qu'il est, môme en l'absence de tous renseignements fournis par les phénomènes concomitants. Aussi, lorsque ses traits seront bien gravés dans voire esprit, serez-vous mis à même, à voire leur, d'arriver à ces diagnostics rapides qui, en somme, ne sauraient élre considérés comme des tours de force que par les personnes non ini liées.

11 est clair, néanmoins, que l'observation resterait incomplète si l'examen du malade n'était pas poussée plus loin. Or, c*est bien rarement que font défaut ces phénomènes permanents de l'hyslérie que, pour plus de brièvelé, nous appelons stigmatesy sans compter les attaques, qui, elles aussi, existent habituellement: rétrécissement du champ visuel, liémianesthésie simple ou double, troubles sensoriels divers, anesthésie pharyngée, voilà les phénomènes dont vous devrez soigneusement rechercher l'existence. Leur présence contribuera singulièrement à affirmer votre diagnostic. J'y ajoute la contracture d'un membre provoquée expérimentalement par Tapplication d*un lien circulaire : c'est un nouveau stigmate que de récentes recherches nous ont permis de déterminer, et dont la fréquence, chez l'homme comme chez la femme, est beaucoup plus grande qu'on ne le pourrait supposer *.

Il ne faut pas oublier toutefois que, si l'affection hystérique chez un sujet donné se montre le plus souvent polymorphe, elle peut se trouver par contre réduite à un seul élément symptomatique. Il en est ainsi du syndrome mutisme hystérique ; il se rencontre quelquefois parfaitement isolé, seul témoin de la maladie, et c'est là justement ce qui se voit chez le malade que nous avons sous les yeux.

Il y a là, vous le comprenez bien. Messieurs, une raison de plus pour attacher une grande importance à la notion exacte

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