‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 131 sur 156 · Observation recueillie par M. Berbèz, interne du service · texte numérisé non relu

Observation recueillie par M. Berbèz, interne du service

^H tou

443 APi>E.\Dice

braB à l«f)ue)le il a'altelail, tandis que le fîU Je sa p&lrom, jeune Conr..., l'aid&it en poussant par derrière.

C'«st en revco&nl de Sainl-CIoud, dansct^s conilition»4à.i;KÏ 21 octobre IfiSn, rers 6 heures àa suir, snrvint l'itcfidfnl i^l, mis daiii^ l'élal oïl nous le voyons aujourd'hui. Ce MiT-knrk conn la Reine, Le Log... ï:uivai(, traînant sa voiture, htorlir 1er du tramway entre la voii" de retour et le trottoir qui Imçi Seine ; il faieait k peu près nuit. Il était parvenu à h luulata pool des Invalides, lurtque tout à coup vint fondre sur lui, m rant A Tond de train, une lourde voiture de hlBnihineuil!! cbarft^e. conduite jiardes gona ivres. La roue de Is TuUni bras fut accrochi5c ut Le Log... violemment projeté sur Iclnt» d'oA lia été relevé absolument «ans connaissance. Le chet^Ak voilure du blanchisseur n'a pas touché L*> Log. . . et let tom 1 celte voilure w lui ont pat fiasté sur le corps. Il ne portait [<«è plaie apparente ; il n'y a pas eu de sang répandu. PUc^ duii propre voiture H bras. Le Log... fut condutl cbei un pluratù) d'abord, où il e^t resté environ 20 minutes, et, de là, louii sans connaance à l'bdpilal Beaujon.

Les détails qui pr^ct-denl ont ^ti* donnés par le jeune i"*;' el confirmés d'ailleurs par un nommé L..., gardien de li (Ma» poste du palais de l'Industrie, présent au moment où l'inita est survenu. Ce récit est bien différent de celui que domrti) Log..- iui-nit-me, quand on l'interroge à ce sujet. // s'est fâi» la façon dont t accident a eu Ueu une légende à laquelle il croilte mcment et dont toutes les circonstances se présentent Je Mf en iim^ dans tes révet. La voiture dit blanchisseur arrive del(> avec un gmnd fracas; le cheval fond droit sur lui et luidonor* la tète dans la poitrine. Il tombe, sent sa tète heurter le w\ Un, la lourde voiture lui passe sur le corps, au niveau de la J^ supérieure des cuisses. — En général, ù ce moment du riti, malade se réveille en sursaut cl poussant des cris. A IHûtel-t*-^ et ici même, à la Palpfilri^re, ou l'a plusieurs fois enlenllll^t crier: « Arrétei, ne fouettez pas le cheval, il va m"écra«r. ■

En réalité, le malade a complètement i>erdu la méuimn tout ce qui s'est passé au moment de l'accident, sur le coan

i-TRAUHATIQl'E 4i3

il a éprouvé là une commotion

»rnie d'amnésie que MM. Ribot

i';imiiésie traumafique réirotjrade.

' iransporlé à Beaujon où il resta

naissance; des sangsues, des sina-

iii <ac de glace a été maintenu sur sa

■ Mira fort surpris de se voir à Thôpilal;

Mt'iit de rien de ce qui s*élait passé. Ce

- >"ï les avoir entendu raconter autour de

.", que les circonstances de Taccident telles

■ lit présentées à son esprit.

' i.'ilils à son séjour à Beaujon méritent d'être

~ niait ses înembra inférieurs comme morts: il ne

! los élever au-dessus du lit qu'en les soulevant à

ii.iins. Au bout de quelques jours cependant, il put

t'i snrlir <le l'hôpital pour se rendre chez lui en par-

J ■ Il parlait de grandes taches noires (ecchymoses) sur

•;l sur l'aine droite, ainsi que sur l'abdomen ; 3"^ Il souf-

l>L tùte comme il en souiïre encore aujourd'hui.

:: rlir de Beaujon, il resta huit jours couché dans son hôtel.

'Pliaraissaient les épistaxis abondantes qu'il n'a pu arrêter

]>i'm(i se tamponnant à Taide d'un chiiïon et qui se sont depuis

n'F»roduites plusieurs fois.

Etant sorti de chez lui pour aller voir des amis, il fut pris chez eux d'une grande attaque, précédée d'une sensation de boule remontant au cou, et dans laquelle il y eut perte de connaissance. 11 fut alors placé sur un brancard et conduit à l'Hôtel-Dieu.

Il fut placé là sous la direction de M. le D'Capitan, chef de clinique de la Faculté qui nous a donné les renseignements suivants concernant Tétat de Le Log..., pendant le séjour de deux mois qu'il fit à l'Hôtel-Dieu. Durant la première semaine, le malade n*a pas cessé d*être plongé dans le coma. A son réveil, il a présenté, pendant deux jours, tous les caractères du mutisme hystérique. Epistaxis fréquentes, plusieurs tamponnements. L'impuissance motrice des membres inférieurs, d'abord imparfaite, est devenue peu à peu complète.

4ii> APPENDICE

liras à laquelle il s'altelail, tandis qu< jeune Conr..., l'aidait en poussant par

C'est en revenant de Saint-Gloud, «î :>! octobre i88o, vers 6 heures du ?••; mis dans Télat où nous le voyons ;p . cours la Reine, Le Log... suivail, Ir 1er du Iramwav entre la voie dn r« Seine ; il faisait a peu près nuil. I' pont des Invalides, lorsque tout rant à fond de train, une loiir oharg(3e, conduite par des gcnbras fut accrochée cl Le Loi:...

d'où il a é\é relevé absolunKTî* voiture du blanchisseurn'a i« cette voiture ne lui ont pan / • plaie apparente ; il n'y a p «propre voiture à bras, Le I.d'abord, où il est resté mv" .sans connaissance à rhôp''-

Les détails qui pn'M-.iMÎ.

cl confirmés d'ailK*'ur> • poste du palais do rir»-' osl survenu. Ce récii .- Log.., lui-nirmi*, «jii.if.." la façon dont Cnrridm' mcment el duni inui. • en temps dans >. s , .- ,•■, avec un gr.nul fî... .:-

la It'le darjs la | ..

lin, Ifi lourdr r,. .'

malade >-c r.'v.

^l ici môni.\ ;- '

...■.•Tr--r le nvAiU-

• ^^ •bservé- '.:;-:

:-irt J.'Criles.

•r-iil, prostré. ^ .::-

riu-iîmenl et con.= : *

•Té-:, Du jour, au iri •-

. rî!! ia mémoire est s-ft:

. rmée. La pliysioTi ::

. 1-, la stupeur môme;-:

. i.i parole.

.V»* et, quand on lui t«»'.: i-:

. •Iievelu, il paraît vivemr:'.

- levant les veux, des ré^r»

;:-.nU dans les lempes etd-î

.- l'je la commissure lul'ii"-' .ne enlr'ou verte. Cela av./ . iruilc, paralysie du faciil :i reconnaît qu'il s'agit d'nn . h-:^ se Iraduisanl parJ.- .t.iêes, dont la commi^5ll^e a:uue, tirée hors de la b'»:i-

.utôt lent et faible. La pe:ia

. -tnent couverte de sueur. Li

r. !!•?, par moments, extrôme-

^.•r"..e, la température centrai'*

.;.*.[ mangf".

^.u:?nl aucune trace de paraly-

.1 torce dynamomctrique des

1 ;:uache 3o'\ On remarqu»'

r^mblement tpii s'accentue

ia \erre à sa bouche.

. leriours qui réclame surtout

...•.s volontaires v sont telle- . ♦ - •

c :iv les détacher du plan du

VISUEL i*.

ttireinenU de (lexii'n el ûV,\des liiveiscs juiiilurcs; ni^i i

certainemeat il n'y a point de flaccidiEé des membres ; ils ne rctombenl pas lourdement, comme des masses inertes, quand, après les avoir un instant soulevés, on les abandonne à eux-

-•? b'.cle siijel étant - «îI»?»'.! lar

: ". tco «le choir tinaiiJ un Iji -iit le

. L r.^'ile, «le faire un pas "rî.w.:!*. ;

:i/. les [/uvls re«l«.MU lilt'ra".':r. -..l

< :i? >«»nl pas fla<«pies, \\< nj |r.;'i;r.-

r ? Je la paralysie spasni.» iij le : i-\>

'. ;li!*n<, pas d«îlré[)i«i.itii»:i pir r-ir v

' :-. ■•b5-^rv''\s aux memliros iL^Mleiir;

- '..* : -rl'.'nl à la f«»is .sur Li p»' ij e' >-r

- :? Y'i concerne ces dorin'r..'>. n

•* ? m«.^iivemenls de Inr^i-in In.*? vïj: m-

.:•« s i««intnre.s, hanche. £:»*nM:ix. •;-■!•

• \s la moindre douleur, pas mi ;!r.e

•. 1-js veux SiUil f«.'rm's. le nul.ilr

■< que Ton imprime aux «iiv'.Ts ^'.•.•-

• ir-î. Ain>i, l'un des menîl»r'.''i • si-il ... à la hanche, po<é sur raulr'\ l-* :;t; à la peau. les pi^p'ir^»^, I«> j'iii- ; ''l «lu froid, retient inui t-' :-.

: tît'S aecenlué, aussi .lee-^nlu • -jr ^ :• !oule I<i surf ice de-î m-'inhres i:.-

* • <.l»:lilé olVrenl donc un ct»nlra-l' .; :rs. D'ailleurs, pas d'alroph;-' d-'-^

> ;;trijMes -^ont normales ; pa^ tri'-- . roolum.

. s hysiériques donne les rfVulla*-

^ îu jdiarynx, on peut enfiUHor !■•

; :n.iinlenir là, longtemps, san< | r."

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