‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 59 sur 156 · OSCILLATIONS LENTES · texte numérisé non relu

OSCILLATIONS LENTES

agitante. On voit tout de suite , au premier coup d'œil, combien les deux tracés diEfèrent dans la portion B C. Soit comme cidessus A B la ligne de repos ; elle est coupée par de petites lignes brisées correspondant au tremblement continu. Au point B commence le mouvement volontaire. A partir de ce point, les composantes de la ligne brisée xy z sont un peu plus longues et plus irréguliëres que dans la période de repos, mais elles ne le sont jamais autant que dans la sclérose en plaques.

Rappelez-vous aussi que, dans la paralysie agitante, le tremblement n'atteint en général pas la tôte et que si celle-ci semble participer aux mouvements involontaires, elle n*est en réalité que le siège de mouvements communiqués.

Les tremblements de la sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson sont à oscillations lentes^ quatre à cinq par seconde en moyenne. Celte même lenteur des oscillations se retrouve dans le tremblement dit sénile. Voici deux femmes atteintes de ce tremblement: chez Tune, la nommée La..., âgée actuellement de 73 ans, la maladie a débuté à Tâge de 60 ans par Tindex de la main gauche, à la suite d*un traumatisme. Chez Tautre, la nommée Les..., âgée de 80 ans, elle 8*est manifestée il y a quatorze ans, pendant le siège de Paris, à la suite d'une violente émotion. Chez ces femmes, les mains et les doigts tremblent comme dans la maladie de Parkinson, individuellement. La tète participe aux secousses pour son propre compte, et ces mouvements dans le sens vertical et horizontal, se succédant sans régularité, pendant lesquels la malade semble dire par geste oui et non, sont tout à fait caractéristiques des oscillations de la tète dans le tremblement dit sénile.

Avant de passer à la catégorie des oscillations rapides, je

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