‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 90 sur 156 · COMPARAISON AVEC LE CAS I · texte numérisé non relu

COMPARAISON AVEC LE CAS I

marquée par une ligne horizontale coupant en avant la main, dans une direction transversale à peu près au niveau de Tarticulation mélacarpo-phalangienne du pouce ; en arrière, cette ligne passe notablement plus bas qu'en avant, elle se trouve à quelques millimètres seulement au-dessus de la ligne formée par la tète des métacarpiens, et se retrouve sur le dos du pouce, au niveau de Tarliculation qui réunit les deux phalanges de ce doigt.

Or, Messieurs, et c'est là où je voulais en venir surtout, il se trouve, vous l'avez, sans doute, remarqué, que la paralysie que nous venons de déterminer chez Greuz...., par une série de suggestions successives, reproduit jusque dans les moindres détails, les caractères cliniques que présente la monoplégie de notre malade Porcz.... En effet, dans les deux cas, c'est exactement sur les mêmes segments du membre supérieur, épaule, coude, poignet, que porte l'impuissance motrice, les mouvements des doigts restant parfaitement libres; et, dans les deux cas également, partout où existe la paralysie du mouvement, il y a anesthésie cutanée et profonde, perte des notions du sens musculaire, tandis que les doigts qui ont conservé leurs mouvements ne présentent aucun trouble de la sensibilité. Oui, Timitation que nous avons obtenue est parfaite ; elle s'étend, je le répète, jusqu'aux détails les plus minutieux. C'est ce dont vous pourrez vous convaincre si vous voulez bien, à l'aide de ces schémas que j*ai fait placer sous vos yeux, comparer la disposition qu'affecte le territoire d'anesthésie chez notre sujet hypnotisé, à celle qu'il affecte chez le malade Porcz... ; vous voyez que ces territoires offrent exactement la môme étendue, la même configuration, je dirais presque qu'ils sont superposables (fig. 64 et 65, eifiç. 66, 67.)

C'est là certainement un fait remarquable; mais nous pouvons aller plus loin encore et compléter, chez Greuz..., la mo-

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noplégie, en déterminant par suggestion l'impuissance tD»trice des doigls, laquelle est, vous le voyez, immédiatem^i

suivie de l;i perte de tous les modes de la sensibilité dansct^ mêmes parties; de (elle sorte, que, maiDienant, la paralyne arlificiellemeat produite est redevenue sur tous les poiatitant en ce qui concerne les troubles de la sensibilité qu'en a

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