MÊMES EXPÉRIENCES CQEZ UN AUTRE SUJET
tait. Toujours, chez les sujets de ce genre, la paralysie du membre non atteint d'aneslhésie, déterminée par suggestion, s'est accompagnée d'anesthésie cutanée et profonde, de la perte du sens musculaire, enfin de la diminution ou de Taboition des réflexes tendineux, dans les segments du membre frappés d'impuissance motrice ^ On peut, cependant, je tiens à le faire remarquer, môme chez les hystériques hémianesthésiques, obtenir la paralysie motrice, sans accompagnement aucun de troubles de la sensibilité ; il suffit pour cela, ainsi que nous Tavons vu plusieurs fois, de persuader au sujet, au moment môme où a lieu la suggestion, que le mouvement seul sera paralysé et que la sensibilité restera intacte. Je ne voudrais pas généraliser hâtivement, à propos d'expériences encore relativement peu nombreuses, mais je dois relever toutefois, que jusqu'ici, je n'ai pas encore observé cette variante sur les hystériques hémianesthésiques, auxquelles j'ai suggéré, parement et simplement^ la paralysie motrice du membre sans rien dire de la sensibilité. J'ignore, quant à présent, ce qui adviendrait en pareil cas, chez les hystériques non anesthésiques.
C'en est assez sur ce sujet ; j'en reviens maintenant à l'objet principal de nos études d'aujourd'hui. Vous avez reconnu que la monoplégie de nos deux hommes, Porcz... et Pin... et celles que nous avons produites à dessein chez nos hystériques, sont, en ce qui concerne les caractères cliniques, non pas seulement comparables entre elles, mais, en réalité, parfaitement identiques : impuissance motrice avec flaccidité des parties, insensibilité cutanée et profonde, délimitation de Tanesthésie par des plans circulaires perpendiculaires au grand axe du membre *, perte ou diminution des réflexes tendineux,
1 . Ce dernier fait n^est pas constant ; les réflexes tendineux se montrent quelquefois manifestement exagérés.