ORIGINE DE L ÉPITOÉUUM PULMONAIRE
de se développer chez Tembryon aux dépens du feuillet moyen du blastoderme, tandis que les épithéliums proprement dits naissent des feuillets interne et externe.
Or, suivant M. Ilis, auteur de travaux embryogéniques bien connus et quelques observateurs qui ont développé les vues qu'il a émises à ce sujet, il y a une distinction fondamentale à établir entre les épi Ihéliums proprement dils el les endothéliumsdéjà séparés, vous le voyez, parle siège de leur développement. Ceux-ci doivent être assimilés aux cellules plates du tissu conjonctif, dont ils ne représentent qu'une simple modificalion quant à la forme, et dont ifs possèdent, d'ailleurs, toutes les propriétés physiologiques.
Ils n'ont, à part certaines ressemblances, rien de commun ^ avec les épithéliums, et ces deux ordres de tissu conservent leur autonomie et leur indépendance réciproques dans les diverses circonstances de la vie extra-utérine relatives aux phénomènes d'accroissement, de régénération, de formation néoplasique.
Ainsi, suivant M. Waldeyer, grand partisan dansle domaine pathologique de la doctrine de M. Ilis, jamais le tissu conjonctif ne peut se développer pathologiquement aux dépens du tissu épilhélial et inversement, jamais une cellule conjonctive ou endothéliale ne peut reproduire une cellule épilhéliale ; et pour ne citer qu'un exemple, relatif au tissu épithélial, les cellules du carcinome ou de Tépithéliome — c'est là une conséquence de la doctrine — doivent naître toujours au sein ou dans le voisinage immédiat d'un revêtement épilhélial ; si une tumeur carcimonateuse ou épithéliale se rencontre au sein du tissu conjonctif, elle y est de provenance étrangère, mélahtatique, c'est un foyer secondaire dont le germe vient d'aillcurH.
Je me garderai bien d'entrer dans le débat suscité par cetl^î doctrine, parce qu'elle ne concerne pas directement l'objet spécial de nos éludes actuelles; je veux me borner k relever ici
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que le cas de l'ApithAlium piilmaiiftire comme formant exceplioD k la rAgle Irop drail poser ; car, d'un cALé, bien qu'en le revfttement épiihélial bronchiquQ, il endoihéliums ; d'un autre c61é. loui l'utlon daa logiques, il se comporte, ainsi que nons l'aioat UStÊé fnmmtir, lanlAt & la manière dei ondulbAliums pens du feuillet moyen, tirilôl à la manière dat proprement dits, dout il re[irend, dans de stances, & la fois, tous les caractères phr*iologïqiiee et Morphologiques.
Il y a Ib un point de vue devant lequel il oe sen pas inopportun de nous arrêter un instant; ce sent une occasion de vous présenter une sorte d'esqaîaie da l^Mlomie palhologiiiie générale de l'épithéliura pulmonaire, fli de justifier du môme coup une assertion que j'ai émiae *"* la dernière séance, à s;ivoir que les lésions de ces élèmenU liée* nent une grande place dans l 'anatomie palliologîque dnp(Miaiia>
Permettez-moi. an pri^nlalile. de vou< rappeler, très soDt mairement. quelques détails d'cnihryo.iiénic élémentaire qw nous devons utiliser chemin f;tisant.
Je place sous vos yeui un dessin représentant une coupe perpendiculaire h l'aie spiii.-il et passant par la partie moyenne d'un embryon de poule, après 5t> heures d'ÎDcubilion (F/jf- 16). I,es principaux détails du développement Eonl déj& à cette époque tn'"' act-Piittiês. Voici le feuîllel exlerne ou épililaste, l'ancien Teuillet séreux ; l'inlerne ou faypoblaste. Le moyen ou mësoblaste, divisé déjfi, à celte époque du développement, en deux feuillets secondaires : someloplè-
IlKVELOri'EJIBNT DlîS POUMON;
B el splanchioplèvre. laissant enlre eux la cavilé pleuro-pôbonéale.
ItJn motmaîrileiianl relalivcment à ce qui concprne parlicuprement le développement des poumons. A l'origine, les deux pumons sont, vous le savez, des bourgeons ou prolongeinenla ■ l'œsophage. Déjîi le Ipoisiènie jour, de chaque côté de cette prtie du tube digestif {Fiff. 17), on trouve, par la dissection, Bux prolongements ou divetticulums qui répondent à chacun i poumons. Les bourgeons, comme le tube digestif lui-
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même, se composent essenlielJement de deux parties bien distinctes : 1 ° une couche de cellules hypobUisUques qui prennent bieolût le caractère d'un revêtement épilhéliat cylindrique ; et 2' une couche épaisse de tissu mésoblastique. Par la suite, les culs-de-sac se ramiûcnt, poussent des prolongements au sein du mésoblaste, prolongements se terminant par de petits renflements. Ces derniers répondent aux conduits alvéolaires el aux alvéoles, les autres aux ramifications bronchiques. Tandis que les cellules hypoblaslîques formeront un revêtement sur toute l'étendue de la surface de ces cavités, le iiiësoblaste donnera naissance aux tissus élastique, musculaire, cartilagineux, conjonclif, etc. [FiQ. 18), qui entrent dans la
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cnriii<ii-;iliuii des jiarois des conduUs aéiiens. Les vaisseâi pi^tièlienl vers le vinglième jour.
Nous ferons ioul îi l'heure l'applicalion de ces nolioo?